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Musée de la Mine-Image de La Motte d'Aveillans (38)

La mine-image d'AVEILLANS se situe en Isère dans le Dauphiné au cœur de l'exploitation d'anthracite, charbon quasi-pur (entre 92 et 95% de carbone) donc de pouvoir calorifique maximum. Les mines d'anthracite de LA MURE dont dépendait LA MOTTE D'AVEILLANS ont cessé leur exploitation en 1997 mais l'idée d'un musée remonte à 1987 grâce aux actions de l'association de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine mottois. Les bâtiments sortent de terre en 1995 puis 2011 dans le style des bâtiments miniers d'origine. Le formidable travail des bénévoles et leur investissement au service d'une réalisation d'équipe ont payé. Les visiteurs sont désormais accueillis dans la mine-image (ancien centre de formation des mineurs) par des guides formés grâce aux anciens ouvriers de l'industrie minière. Le parcours en mine-image et les salles d'exposition permettent aux touristes de s'immerger dans l'atmosphère et les conditions de travail du mineur de fond.

aveillans15.jpg

Localisation

VISITE DE PIERRE OMBROUCK AUX MINES DE LA MURE (38)

Balayé par les vents et la pluie, écrasé par la neige et le gel, éprouvé par ses 350 millions d'années d'existence, le plateau matheysin a su pourtant donner au Dauphiné sa principale richesse et à la France son meilleur charbon. 
Un premier passage vraiment rapide en 2013 ne m'ayant pas entièrement satisfait, et devenu Isérois depuis quelques semaines, ce n'était pas le mauvais temps qui devait me faire changer d'avis. Ainsi, ce 16 août 2015, j'ai donc décidé d'aller nettement plus loin dans cette visite que je m'étais promis de renouveler, mon but était d'accéder aux 3 principaux sites d'exploitation.
1ère partie : MINE-IMAGE (MUSEE) DE LA MOTTE D'AVEILLANS
D'abord, 20 minutes de vidéo sur la formation du charbon, la genèse du pays matheysin et le travail de la mine. Puis visite de galeries maintenues en l'état par d'anciens mineurs, le guide étant un jeune passionné connaissant son sujet, répondant aux questions, mais acceptant aussi d'en apprendre à son tour. On termine par l'intérieur du musée avant de sortir sur le parc où sont présentés des matériels nombreux et variés, dont ceux figurant dans l'article ci-dessus.
Inattendue : la réception par le Directeur du site, ravi de l'intérêt accordé à sa mine-image et très impatient de recevoir des éléments sur la plupart des engins qui sont en sa possession.
Programmé : le maximum de photos de machines de constructeurs divers et leur identification, car le métier de mineur n'a pas été que le passage du pic au marteau-piqueur puis à la haveuse.

Voici d'ailleurs ci-dessous l'essentiel des photos prises à l'intérieur et à l'extérieur du musée.

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Enseigne du chevalement d'origine construit en 1902 puis démantelé en 1959


Cuffat entièrement métallique


                                                                    

Cuffat majoritairement en bois


       

aveillans04.jpg

Un cheval tirait jusqu'à 12 berlines.


Un cheval tirait jusqu'à 12 berlines.


Machines diverses démontrant que le progrès technique commence à s'installer.

Pédalo sur rails pour amener l'ingénieur ou le porion jusqu'au front de taille.


Les mineurs préféraient y aller en train,


...même qu'ils avaient aussi la télé !


Pelle Eimco de type 21 (était présente dans la majorité les mines et carrières).

Berline à fond ouvrant qui servait au remplissage des berlines de 3.000 litres.

Berline de 3.000 litres en monument aux abords de la commune de La Mure.

Autre berline au musée en position de chargement par pelle Eimco de type 12.

Même ensemble en monument à l'entrée de la commune de La Motte d'Aveillans.

Locotracteur électrique à accumulateurs Fenwick de type breveté antidéflagrant.

Autre loco similaire de conception Fenwick en situation sur le parc du matériel.

Chargeur sur pneus CT 2500 radio-commandé et à moteur Deutz F6L de 86 ch.

Chargeur Eimco 911 LHD à moteur Deutz F3L 912W de 45 ch vu sur le parc.

Locomotive électrique à perche Alsthom MF70, identique à celle de Noyant (03). Tout comme pour cet autre musée, cette machine provient aussi de Messeix (03).

          Serait-ce un cuffat... inconnu ?              Non ! Un vieux ventilateur Berry 1056 HMS

Un dernier émerveillement, et je quitte ce beau Musée de La Motte d'Aveillans.
                                        (Article et photos Pierre OMBROUCK)

Horaires du musée (2015)

Mois

Jours

Départs des visites

Janvier, Février, Mars, Novembre, Décembre

Tous les week-ends

14h, 15h, 16h

Avril et Octobre

Mercredis et week-ends

14h, 15h, 16h

Mai et du 16 au 30 Septembre

Tous les après-midis

14h, 15h, 16h

Du 1er Juin au 15 Septembre

Tous les jours

10h, 11h, 13h, 14h, 15h, 16h, 17h

Vacances scolaires (Toussaint, Noël, Pâques) toutes zones

Tous les jours

14h, 15h, 16h

Pour en savoir plus :

http://mineimage-tranche2.over-blog.com/ (blog de l'association de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine mottois)

http://www.mine-image.com (site du musée)

http://www.matheysine.com/frame.php?zone=mine (histoire du charbon en Dauphiné)


villaret01.jpg

localisation du puits qui a conservé sa salle des machines

2ème partie : PUITS DU VILLARET A SUSVILLE :
Bien que son chevalement ait été repeint, le démantelement de ses installations "aurait été" décidé lors du conseil municipal du 24 mars 2015. Or, ce site constituait l'essentiel de ce qui motivait ma venue sur le plateau matheysin, car j'espérais en finir avec mon enquête sur le second locotracteur Berry C 3755 K3, identique à celui du musée de La Motte d'Aveillans.
Si les nombreux tags ne m'ont pas surpris, ils n'en dégradent pas moins la beauté du lieu, surtout qu'elle avait été rehaussée depuis la réalisation d'une fresque sur un pignon de mur.
L'étonnement vient surtout du fait que, sauf pour les tagueurs, tout est rendu inaccessible !

Photo du puits prise lors du passage de notre Secrétaire Georges TYRAKOWSKI.

Superbe mise en avant, mais dans quel but et surtout avec quelle détermination ?

L'envers du décor est consternant et explique peut-être la raison du revirement...

Devoir laisser monter les mauvaises herbes pour masquer les mauvais traitements...

Pourtant l'intention y était, mais n'aura-t-elle duré que le temps des promesses ?

Bonne route ou... adieu ? Je repars tout de même avec une excellente nouvelle. Le Directeur du Musée de La Motte d'Aveillans m'attend avec d'autres photos !

D'abord, celle plutôt exceptionnelle du culbuteur de berlines au siège du Villaret. Et que vois-je sur la droite ? Mais c'est le loco que j'aurais tant voulu examiner !

C'est bien le C 3755 K3 avec toutefois 2 modifications : même avancée de tampon avant que pour le 4735 T2 de la mine-image, mais aussi dispositif de relevage fixé à l'arrière et pour lequel je n'ai pu obtenir d'explication quant à son utilisation...
Et me remettant cette seconde photo, le Directeur du Musée m'a rempli de joie en me disant que ce locotracteur serait transféré en octobre à La Motte d'Aveillans !
Il n'en fallut pas plus pour me consoler de l'impossible passage au Puits des Rioux.
           (Article P.OMBROUCK - Photos G.TYRAKOWSKI et P.OMBROUCK)

VISITE DE PIERRE OMBROUCK AUX MINES DE LA MURE (38)

3ème partie : PUITS DES RIOUX A PRUNIERES :
En fait, cette visite n'eut pas lieu car, entre temps, j'avais appris que les bâtiments étaient devenus la propriété d'un particulier qui y entreposait de la marchandise. De plus, il m'avait été dit que, à part son histoire et son chevalement, le site n'offrait que très peu d'intérêt.
Toutefois, ce puits a été le plus profond (400 m) du Bassin du Dauphiné, et son chevalement
(d'abord en bois durant le fonçage de 1942 à 1946, et remplacé aussitôt après par l'actuel) fait l'objet d'un plan de restauration dans le cadre du développement touristique du plateau.
Relevée sur le net, cette information nous a aussi été confirmée par la Mairie de Prunières...
Ainsi, que le lecteur prenne patience car le site est à environ 90 mn de mon nouveau domicile et donc une priorité lui sera accordée pour un rendez-vous avec l'occupant ou avec la Mairie.
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Localisation du site
Photo Sébastien Berrut http://patrimoine-minier.fr
Chevalements :  le définitif d'exploitation
rioux03.JPG

Chevalements : le provisoire de fonçage


4ème partie : CHEMIN DE FER DE LA MURE : 
Il n'était pas question de descendre du plateau matheysin sans avoir vu le renommé Chemin de Fer de la Mure dont exceptionnelle est l'histoire puisqu'il fut, en 1906, le premier utilisateur mondial d'une ligne électrifiée ! Non seulement le "Train de La Mure" fut celui sans lequel ce précieux charbon n'aurait pas pu quitter cette région avec de telles facilités, mais il fut aussi celui qui, par la suite, promena les touristes au travers des 142 ouvrages d'art (dont 6 grands viaducs et 18 tunnels) qui jalonnent son tracé de St-Georges-de-Commiers à Corps via La Mure.
Or, le 26 octobre 2010, un éboulement de falaise coupa la ligne au-dessus du Lac Monteynard, rendant vain l'espoir de revoir circuler ce train légendaire sur l'intégralité de son beau circuit.
Les associations faisant le forcing, il est question qu'une moitié du parcours reparte en 2017.
cheminmure01.JPG
Même la Mairie de La Mure s'en mêle car son économie touristique est en souffrance.
Il faut savoir que les falaises étaient attaquées au canon pour que les ouvriers puissent trouver de quoi s'accrocher afin de pouvoir poursuivre la taille de la route à exécuter.
Gare de La Mure, désertée depuis bientôt 5 ans et qui aspire à reprendre du service.
Wagon-trémie qui transportait l'anthracite jusqu'à la jonction avec la voie normale.
Chasse neige que la neige semble narguer depuis cinq ans en tombant chaque hiver.
Quand on sait que cette voie est à 1000 m d'altitude et qu'elle arrivait de la mine...
Epilogue : Cette visite en Matheysine était à faire, et elle ne restera pas sans suite !
                        (Article et photos Pierre OMBROUCK)

Locotracteurs de la Mure

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Mine-Image des anciennes Houillères de La Mure  (photo Pierre Ombrouck)

Ci-dessous locotracteurs BERRY en voie de 600 qui ont circulé aux Mines de La Mure mais qui proviennent de celles de la Loire pour lesquelles ils avaient été construits. Cependant, les 4735 T2 furent d'abord en voie de 500 pour utilisation à La Ricamarie (42) et passèrent en 600 pour aller à Firminy (42)
BERRY C 3755 K3 n° 783, à moteur Baudouin DK3 de 60 ch, masse de 9 t. Il a servi à la Mine du Villaret avant sa restauration dont, entre autres, le remplacement des tôles latérales du capot, puis sa mise en exposition sur le parc en face de la Mine-Image de La Motte d'Aveillans.   (Ph. P. Ombrouck)
BERRY C 3755 K3 n° 781 de la même lignée (qui en comprenait 3) que celui ci-dessus. Vu en 2002 au carreau de la Mine du Villaret. Jusqu'à présent aucune trace du n° 782, mais est-il aussi venu à La Mure ? (Ph.Tkautzor/PME)
BERRY 4735 T2, à moteur Piquand PT2 de 30 ch, masse de 6 t. Modifié en ajoutant le lestage avant (qu'il est seul à posséder), et par le remplacement de son capot moteur. Le n° de série a disparu en même temps que la cabine. Après la Loire et le Villaret, il est maintenant exposé face à la Mine-Image. (Ph. P.Ombrouck)
En plus de son "jumeau" découvert comme ci-dessous (n°33), d'autres de la même série ont été trouvés : celui du Petit Train de Sémur-en-Vallon (72), et celui de la Mine-Témoin-Musée Bruneaux à Firminy (42).
Deux BERRY 4735 T2 aux mêmes caractéristiques que le précédent, celui du fond (n°33) étant de la même série, tandis que l'autre (sans moteur) est de conception plus classique. Ayant oeuvré aux Mines de la Loire et du Villaret, ils ont poursuivi leur périple dans les Tourbières de l'Herretang (38) où leur dernière apparition fut dans un hangar au bord d'une route.(Ph.Louis Caillot).
Et bien des années plus tard, on les aperçoit en Ardèche, à Boucieu-le-Roi, sur un circuit de 500 m qui possède aussi un vélo-rail et  d'autres matériels. 
Loco qui était sans moteur : il a reçu celui d'une Citroën ID 19 F, de même qu'un nouveau capot et une cabine d'aspect touristique. Il a déjà repris son service et on lui souhaite de durer encore bien des années (Ph. Forum Train).
Loco qui était baptisé 33 : attendant une prochaine restauration, il n'a déjà plus son moteur ni son très lourd bac de lavage des gaz dont il ne reste que le couvercle. Mais c'est bien celui retrouvé à l'Herretang. (Ph. Forum Train).
Nota : Si la mine est un patrimoine, tout le matériel qui a participé à sa vie en fait partie, et découvrir qu'il a survécu ne peut apporter que du bonheur. Qu'elles sortent de la Loire, du Dauphiné, de l'Herretang ou d'ailleurs, ces  machines ont bien mérité qu'on s'intéresse à elles car elles ont eu du cran ! 
                            (Article Pierre Ombrouck)

Date de création : 15/08/2015 @ 09:32
Catégorie : L'asso et ses actions - Les musées de la mine
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