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La centrale Electrique d’Elinghen


 

C’est vers 1660 qu’un cultivateur de Réty découvre le véritable bassin houiller du Boulonnais. Il s’étend d’est en ouest, d’Hardinghen à Leulinghen-Bernes, sa largeur maximale limitée au nord par la faille de Ferques ne dépasse pas mille huit cents mètres.

Une nouvelle période s’ouvre le 27 janvier 1837. La superficie des terrains exploitables est découpée en trois concessions : Hardinghen sur trois-mille-soixante-sept hectares, Ferques sur mille-sept-cent-quatre-vingts hectares et Fiennes sur quatre-cent-trente et un hectares. On exploite alors à l’ouest depuis la faille de Locquinghen, jusqu’à celle d’Elinghen. Des puits sont également ouverts à Ferques, Landrethun le Nord, Caffiers, Leulinghen-Bernes.

En 1919 on fonce le puits "Elinghen numéro un", "Elinghen numéro deux" le sera en 1922.


 

Malgré un feu souterrain en 1924, l’exploitation débute véritablement en 1926.

Ces fosses ne disposent pas de leurs propres installations de production d’Electricité hormis la fosse d’Elinghen qui construit vers les années 1935, en complément de l’alimentation électrique fournie par la Cie d’Eclairage et de Chauffage par le gaz, sa centrale électrique : Un Groupe turbo alternateur CEM de 750 KVA de Puissance.

À 13h30 le 27 juin 1944, Elinghen subit un violent bombardement. Une bombe atteint la salle des machines. Personne n’est touché mais les dommages sont très importants.

Après guerre, le Conseil d’administration dresse un bilan de l’état des installations et des investissements nécessaires à la remise en service des installations de la mine et se penche sur les problèmes spécifique l’alimentation électrique.


Avant la mise l’arrêt du charbonnage la force motrice était fournie sur place par une batterie de chaudières alimentant 2 machines d’extraction, 1 compresseur, le ventilateur et un groupe turbo alternateur d’une puissance de 750 KVA. La turbine était composée d’un corps Haute pression et d’un corps basse pression. Ne subsistent de ces installations que 2 chaudières de 157 m3 chacune, grilles main soufflées, révisées et en état de marche sauf quelques accessoires (pompes) les autres sont mortes ou condamnées, la machine d’extraction du puits 1 et celle du ventilateur, le turbo-alternateur proprement dit mais dans un état
exigeant une très grosse remise en état.


Il ne sera pas procédé à la remise en état de la centrale électrique. Le rapport précise en effet que "Pour le début, il ne peut être question de produire l’électricité nécessaire ni par une centrale électrique, ni par des groupes diesel. Il faudrait 3 ans pour mettre la centrale électrique sur pied."


Il faut savoir qu’à l'époque, les charbonnages étaient liés par contrat pour la fourniture d’électricité avec la Calaisienne et qu’il restait encore près de 4 à 5 années de contrat. Que les pourparlers pour dénoncer les contrats se seraient avérés très difficiles. A ces contraintes financières il convenait  d'ajouter le coût pour les charbonnages de la construction d’une ligne électrique moyenne tension de 15km.

 
Dans une première étude, il est fait mention qu’il n’est pas envisagé de produire 100% des besoins en énergie électrique. Une puissance de 250KVA serait fournie par la Calaisienne, dans un premier temps, Pour le passage à la seconde phase qui devait être le redémarrage  de l’extraction, les Charbonnages se porteraient acquéreur auprès des domaines de  2 groupes diesel. Compte tenu de la consommation en gasoil, de l’entretien et de la surveillance de ces groupes, l’amortissement serait réalisable en 10 ans.


La fosse cessera son activité le 15 novembre 1949 et le 30 novembre 1949 marque la fermeture définitive des puits d’Elinghen.

Jean Pinte sources : archives du monde du travail-archives EDF Blois


 

La Centrale d’Abbeville
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La Centrale d’Abbeville

La construction est lancée par l’entreprise Peulabeuf en 1921. Elle était surtout utilisée en « pointe » pour la région. Elle fût particulièrement sollicitée au cours de l’hiver 1923. Elle est la propriété de la Société d’Electricité du Nord-Ouest SENO société créée en 1919

Cette usine se situait rue faubourg des planches le long de la Somme, dans le quartier du faubourg saint Gilles. Cette usine était exploitée par la Société artésienne de force et lumière.

Elle cessa de produire en 1934 par »manque de rentabilité ».

Un manque de rentabilité discutable quand on sait qu’elle était limitée dans sa production et par le nombre de clients et que les Houillères qui développaient leurs propres centrales envisageaient de distribuer leur production sur le secteur ouest en renforçant le réseau de transport. Elles avaient en outre augmenté de manière significatives le prix du charbon vendu à la SENO.

La SENO, s’engage en outre à ne pas développer la production de sa centrale d’Abbeville au-delà de 15 MW. De plus, elle ne pouvait passer d’accord avec d’autres sociétés productrices d’électricité telle les Aciéries de France à Outreau, sans l’accord unanime des sociétés minières.

La SENO devaient en outre verser à l’ensemble des producteurs une participation égale à 40% du solde créditeur du compte « Energie » de sa société de transport.

Cette vente d’énergie comportait un double intérêt. Les houillères faisant un bénéfice d’environ 30% sur le prix moyen de l’électricité et d’autre part, le charbon de moins bonne qualité, souvent qualifié d’invendable se transformait ainsi en énergie supérieure, avec un effet bénéfique sur les conditions de travail des mineurs de fond.

PRODUCTION CENTRALE D'ABBEVILLE

En Mw/h

1924

13,37

1925

19,70

1926

25,87

1927

28,46

1928

33,24

1929

27,45

1930

24,00

1931

33,16

1932

41,88

1933

41,88

1934

48,38

arrêt en septembre

Production Totale

337,39

Ce tableau récapitulatif de la production de la centrale d’Abbeville met en évidence que contrairement à ce qui était annoncé la production d’énergie ne pouvait pas être mise en cause sur la rentabilité. C’est bien le prix de la tonne de charbon qui eu raison de la centrale d’Abbeville.

Travail de recherches de Jean Pinte cadre retraité d'EDF avec son aimable autorisation


Date de création : 02/03/2016 @ 19:23
Catégorie : Les sites miniers - Le bassin NPC-Groupe d'Auchel-Le boulonnais
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