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LES SIEGES ST-CHARLES ET ST-JOSEPH DES H.B.L.

Entrepris vers 1850, le sondage de Petite-Rosselle fait découvrir le charbon à -74 m. En mars 1854 débute le fonçage du puits St-Charles 1, lequel permet, en juin 1856, d’atteindre la veine St-Jean. L’extraction commence aussitôt aux étages 124 et 152. En janvier 1857, fonçage du puits St-Joseph 1, et, en mai 1861, recoupe de la même veine mais à 247 m de profondeur. L’exploitation est lancée aux étages 228 et 266.

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Saint Charles 2, 3 et 1

NB : Bien que voisins, ces deux puits garderont leur indépendance jusqu’en 1939.

En 1853, la production des deux sièges atteint en cumul 100.000 t pour 1400 agents. De 1867 à 1873, fonçage du puits St-Joseph 2, destiné à l’aérage et au remblayage. De 1875 à 1878, fonçage du puits St-Charles 2, lequel aura les mêmes utilisations.

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Siège Saint Joseph

NB : Au sujet du rendement, 1913 sera l’année record qui ne sera battu qu’en 1931.

De 1880 à 1913, installation des principaux équipements de surface qui permettront, pour l’ensemble des sièges, de tenir jusqu’en 1939.

A la fin de la 1ère guerre mondiale : Les matériels de fond comme de jour sont à bout, et des grèves freinent la reprise. Mais, à partir de 1923, les tonnages d’avant-guerre sont de nouveau atteints par St-Charles et St-Joseph. Entre 1924 et 1927, et malgré l’épuisement du gisement qui se fait sentir, la production se stabilise.

Si, en 1924, la Compagnie Sarre & Moselle est autorisée, pour une durée de 95 ans, à exploiter les 620 hectares de la Mine de Carlsbrunn, celle de Petite-Rosselle obtient en janvier 1927, et pour un bail de 92 ans, le droit d’exploiter les 327 hectares de la Mine de Gross-Rosseln, laquelle est consituée de charbon gras.

Démarré en 1925, le fonçage du puits St-Charles 3 rejoint l’étage 510 en 1929. Avec son diamètre de 6 m, il est exceptionnel pour l’époque. Cependant, la crise stoppe son équipement. Mais c’est aussi le moment où la mécanisation se met en marche, tant pour la taille que pour le roulage.

15 septembre 1929 : la plus grande des catastrophes subies par les puits St-Charles et St-Joseph fait 26 morts et 27 blessés. Les dégâts sont tellement importants que la production ne reprend qu’une année après à St-Joseph et en avril 1932 à St-Charles. Or, c’est en 1933 que ce dernier porte son record de production journalière à 1530 t.

La mécanisation progresse rapidement. St-Joseph utilise des haveuses ripantes, et, en 1937, St-Charles 3 reçoit l’équipement qui lui permet d’être opérationnel à partir de juillet 1939.

Durant la 2ème guerre mondiale : La France perd les Houillères de Petite-Rosselle suite à l’annexion de l’Alsace-Lorraine par l’Allemagne. La fin du conflit permet de constater le pillage que le gisement a subi par l’occupant qui exploitait la concession.

En mars 1945, Petite-Rosselle est libérée mais les puits du siège St-Joseph sont noyés et déséquipés et le gisement de St-Charles est épuisé. Toutefois, St-Charles 2 redémarre le 18 avril 1945 et l’aérage fonctionne, permettant d’extraire dès le 7 juin.

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Siège Saint Joseph

Fin 1946, le plan Monnet, basé sur des réserves pour 50 années, ne peut être appliqué car le gisement est à la fois irrégulier et grisouteux. Fin juillet 1947 est mise en service une installation innovante de captage de méthane.

En octobre 1948, St-Charles 4 est foncé dans le sol sarrois. Puits d’aérage et de service, il doit permettre une meilleure exploitation du gisement amodié. En avril 1949, dans le but de pouvoir réaliser le programme établi. l’étage 660 de St-Charles est raccordé à l’étage 700 de St-Joseph

En juin 1956 est fixée la date de l’arrêt de l’exploitation par les H.B.L. de cette partie de la Sarre : le 31 décembre 1961. Cette décision est mal perçue car, depuis 1954, un nouveau lavoir est en place au siège St-Charles dont le puits 1 est en train d’être modernisé, de même que sont touchés les puits Vuillemin et le tout récent Wendel 3.

Afin de respecter le programme de production, des études permettent de découvrir un gisement de remplacement, mais celui-ci est trop éloigné du siège St-Charles dont les réserves situées côté français sont estimées trop faibles. L’exploitation est encore maintenue jusqu’à ce que soit opérationnelle celle des champs dits de reconversion. Entretemps, et selon les accords franco-allemands, le puits 4 est cédé aux mines sarroises.

Le 9 juillet 1965, l’extraction s’arrête de manière définitive au siège St-Charles, tandis que les opérations de démontage et de fermeture ne s’achèvent qu’en 1966.

Source : Les chevalements lorrains de Pierre-Christian GUIOLLARD

Synthèse : Pierre OMBROUCK pour l’APPHIM


Date de création : 21/03/2016 @ 18:47
Catégorie : Les sites miniers - Le bassin de Lorraine-Le secteur est
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