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Les fonçages du 6 et 6 bis débutent en 1909 à quelques mois d’intervalle. Le houiller est à -125 m. Le 6 ter, puits d’aérage sans chevalement, est ajouté en 1915. La fosse se situe sur le territoire d’Haillicourt à proximité d’Houdain pour exploiter un gisement de charbons flénus et flambant gras. Les trois puits ont un diamètre de 5.3 m. Leurs accrochages sont situés à 161, 282, 379, 475, 591, 706, 851 et 1000 m de profondeur. En 1938, le puits 6 bis est ravalé de -591 à – 706 m.

En 1951, les travaux de modernisation et de concentration commencent. Une salle des machines pour le 6 ter est construite, le puits est équipé d’un chevalement à molettes superposées haut de 58 m.

La machine d’extraction est une poulie Koëpe de 4250 Ch pour remonter les deux skips qui équipent le puits. Le chevalement du puits 6 est démonté, remplacé par une installation de visite de puits et de puissants ventilateurs Rateau.

Bureaux

Lampisterie

Le 6 bis est désigné pour la remonte des terres et une partie de la production. Il est aussi équipé d’un nouveau chevalement à molettes superposées, d’une machine d’extraction à poulie Koëpe de 4250 Ch et d’une recette au sol. Le système fonctionne avec 2 cages à plateaux pour berlines de 3000 L. En même temps un lavoir se dresse sur le carreau pour traiter les calibres supérieurs à 10 mm. Les terrils s’édifient rapidement grâce à nouveau système de mise à terril. Le 13 mars 1957, un éboulement à –851 dans le puits 6 bis tue 2 mineurs. Le 25 septembre 1960, le général de Gaulle descend au fond dans cette fosse. Les fosse 4 et 7 sont concentrées sur la concentration du 6. Un nouveau lavoir à fines (calibres de 0 à 8 mm), prévu au départ pour les usines de la Buissière, est en route en 1967 sur le carreau du 6.

En 1967, la fosse 7 est raccordée par une bowette au 6 à l’étage 851. Toute la production remonte par le 6. Le puits 6 bis est accroché à –1000 en 1971 et le 6 le sera en 1971. Mais à partir de 1973, la production ne cesse diminuer. Le 6 septembre 1979 les dernières gaillettes de charbon remontent de la taille 163 de 16ème. En fin d’année 1979, des essais de gazéification souterraine du charbon sont entrepris à l’étage –1000. Les lavoirs continueront de traiter les schistes environnants jusqu’en 1987. Le puits 6 (1076 m), le 6 bis (1040 m) et le 6 ter (1050 m) sont remblayés en 1982. Les chevalements tombent en même temps que les lavoirs en 1988-1989. Il ne reste sur place que la lampisterie et une partie des bureaux.








Les deux fins de la fosse N°6 d'Haillicourt
 

Deux millions de tonnes de charbon y subsisteraient selon certains, cela n'a rien empêché.
Les deux fins de l'unité de production 6.

Parce qu'elle privait prématurément d'activité des milliers de mineurs, parce qu'elle rendait plus qu'incertain l'avenir de leurs enfants, la récession a été très mal acceptée. Elle a été la source de conflits verbaux et même, parfois physiques entre syndicalistes de tout bord, et ou entre politiques, les deux "frères ennemis" depuis le congrès de Tours de 1920 notamment.
C'est au tout début de l'année 1979 que les HBNPC (l'état en fait) annoncent officiellement l'arrêt de l'exploitation de l'unité de production 6, qui serait effectif à l'automne de cette même année. Un délai qui prouve que la décision était mûrie depuis bien longtemps, en catimini comme à l'accoutumée.

Les syndicats de mineurs CFDT, CFTC, CGC, FO, réunis autour des élus socialistes du secteur, refusent cet état de fait le 14 février.
Leurs camarades de la CGT en font autant de leur coté.
Dans une motion commune, les premiers avancent alors que " les rendements obtenus sont supérieurs à la moyenne du bassin et les coûts de production inférieurs". " L'unité de production est viable ", disent aussi les seconds, le 2 mars.
Ils ajoutent que restent "deux millions de tonnes de charbon dans les dressants, abandonnées faute de main d'oeuvre qualifiée". Et les mêmes d'appeler à une manifestation le 25 mai. sans doute avivés par la proximité des élections européennes, les esprits sont échauffés ce jour là, les uns et les autres s'accusant de tenir "un double langage".
Quoi qu'il en soit, ils sont moins de deux cents, dont nombre d'élus des deux bords, à se rendre à ce rassemblement, alors que l'UP 6 compte quelque... mille salariés.

Le sentiment d'une fin inéluctable, le fatalisme, s'était déjà insinué dans la majorité des esprits.
Même fermées, les installations de l'UP6 doivent rester! Ce mot d'ordre est, dans les mois suivants (et même avant), celui de celles et ceux (pas tous) qui se soucient de transmettre ce précieux autant qu'énorme témoignage du passé aux générations à venir.
Des études sérieuses sont menées en 1988, afin de garder le chevalement du 6 ter, fort de ses 58m de haut et de ses 300 tonnes.

Le 1er octobre, deux cents personnes sont rassemblées devant "leur fosse", la décision définitive devant être prise le 5 à la préfecture.
Un sursis de deux mois est accordé, le temps de trouver le million de francs nécessaire à sa conservation.
Suit une période étrangement calme, trop calme...
Des bruits alarmistes se font toutefois entendre un an après la réunion d'Arras.

Jeudi 5 octobre 1989, 14H40. Après une ou deux secondes d'hésitation, le chevalement, le dernier de cette taille dans l'ouest du bassin minier, vacille avant de s'écraser dans un fracas assourdissant.
Beaucoup éprouvent alors un sentiment de honte. Aujourd'hui encore...


Archives: La Voix du Nord 5 Septembre 1999


Date de création : 14/04/2016 @ 10:32
Catégorie : Les sites miniers - Le bassin NPC-Groupe de Bruay-Mines de Bruay
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