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LE SIÈGE DE FAULQUEMONT DES H.B.L.

De 1900 à 1908, une importante série de 34 sondages permet de reconnaître le gisement.

La Société des Charbonnages de Faulquemont, constituée le 22.5.1920, obtient une concession de 7.848 hectares. Après absorption des 2.400 ha de la Société des Charbonnages de Haute Vigneulles, elle effectue, pendant une dizaine d’années, et afin d’estimer l’importance du gisement, une autre série de 8 sondages profonds.

En 1930 débutent les travaux préparatoires et de congélation des terrains pour le fonçage de deux puits de 6,5 m de diamètre.

En 1933 et 1934 démarrent respectivement les creusements des puits Faulquemont 1 et 2 qui font découvrir la houille à la profondeur de 504 m. Sont construites en même temps les installations de jour et une partie des cités.

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En 1936 sont édifiés les deux chevalements de 56 m de haut, prévus avec machines en tête pour une double extraction. Le puits 1 possède un seul compartiment d’extraction et a la fonction du retour d’air et du remblayage. Le puits 2 est équipé de deux compartiments d’extraction pour le service et l’aérage.

Dès 1936 commence l’exploitation, mais le siège n’est vraiment productif qu’en 1938 avec 135.784 t de charbon.

En 1943, l’occupant allemand produit jusqu’à 1.800 t/jour. A la fin du conflit, et comme pour une très grande partie du bassin lorrain, les puits sont noyés et les installations de surface sont en mauvais état.

En 1945, après dénoyage du fond, la production reprend avec 200 t/jour.

En 1946, elle atteint 252.298 t.

En 1946, création de Charbonnages de France. La Société de Saint-Avold, qui exploite le siège de Folschviller, et la Société des Charbonnages de Faulquemont fusionnent et forment le groupe de Faulquemont-Folschviller des Houillères du Bassin de Lorraine.

Les prévisions établies alors prévoient pour Faulquemont 3.000 t/jour en 1949, 6.000 t/jour en 1955, et même 9.000 t/jour après le fonçage d’un nouveau puits à Zimming. Mais, suite au difficile démarrage de l’exploitation, ce programme est revu à plusieurs reprises.

En 1949 est toujours présente l’idée de pouvoir rattraper le retard.

En 1953, Charbonnages de France exige du siège une progression de 8 à 10 % par an et revoit à la baisse l’objectif final avec une production de 5.500 t/jour en 1958.

A partir de 1954, les résultats sont très en-dessous des objectifs fixés.

De 1952 à 1957, les causes de l’effondrement de la production sont multiples : coups de charge dans les tailles, échauffements spontanés, dureté exceptionnelle du charbon, mais aussi importantes venues d’eau (7 m3/min en 1945 – 20 m3 en 1950 et 52 m3 en 1956), conséquence de l’exploitation faite uniquement par foudroyage jusqu’en 1950. Ces venues d’eau nécessitent une reprise de l’aménagement de l’ossature principale du siège ainsi que l’installation d’importantes salles de pompes.

Faulquemont se met à développer des méthodes d’exploitation qui intègrent le traitement de l’arrière taille, et les premiers essais améliorent considérablement la tenue du chantier. Dès 1953, les tailles remblayées assurent déjà 10 % de la production.

En 1957, l’exploitation de la dernière taille non remblayée s’arrête.

Reprise en 1957-1958, mais le prix de revient du charbon du siège est supérieur de 40 % à celui du bassin.

En 1958, le gouvernement demande à Charbonnages de France de baisser de 10 % ses capacités de production et d’arrêter ses unités non rentables.

La direction des H.B.L. envisage la fermeture de Faulquemont, mais les besoins du pays et le futur retrait des champs amodiés (prévu pour 1962) obligent à les maintenir.

La plupart des tailles sont alors équipées de soutènements métalliques et de convoyeurs blindés à chaîne.

En 1959, la production de ce siège passe à 1.140.159 tonnes.

La même année, on y pratique 50 % de remblayage pneumatique et 50 % d’hydraulique. Par la suite, le remblayage pneumatique sera étendu à l’ensemble des chantiers.

En 1960, le plan Jeanneney menace à nouveau la pérennité du siège de Faulquemont.

En 1961-1962, le rendement stagne, mais les chantiers reçoivent peu à peu des machines à double tambour (types S.16) et des soutènement marchants.

En 1963, la concentration de l’abattage sur les étages 680 et 780 permet d’augmenter la production et la productivité.

En 1965, le siège extrait 1.243.270 t de charbon, soit son record absolu.

En 1966, Faulquemont connaît d’énormes difficultés de gisement. L’exploitation est des plus difficiles.

En 1967, la situation se rétablit l’exploitation progresse avec la mise en place d’une taille à soutènement marchant, et d’une haveuse Sagem à double tambour alimentée en 1000 V.

En 1968, le Ministre de l’Industrie annonce la fermeture de deux sièges lorrains pour 1975.

Février 1971, les mineurs de Faulquemont se mettent en grève pour protester contre la décision des Administrateurs des H.B.L. d’arrêter tout investissement. C’est cette décision qui confirme l’arrêt prochain de ce siège.

Ce mouvement s’étend très vite à l’ensemble du bassin. Il ne prend fin qu’avec l’accord de Forbach qui confirme les perspectives des trois sièges de l’Est et la cessation de l’activité de Faulquement pour le début de 1975. Il prévoit aussi un ensemble de mesures sociales pour le reclassement du personnel des sièges qui ferment, et définit le rôle des houillères en matière d’industrialisation des régions minières.

Les mineurs de Faulquemont se soumettent à cette décision et le siège adopte une politique d’exploitation visant l’arrêt de l’activité qui devient effectif le 27 septembre 1974.

Sources : Les chevalements lorrains de Pierre-Christian GUIOLLARD

Synthèse : Pierre OMBROUCK pour l’APPHIM


Date de création : 11/05/2016 @ 06:59
Catégorie : Les sites miniers - Le bassin de Lorraine-Le secteur ouest
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