Boutique Apphim

caddie.jpg

L'asso et ses actions
 ↑  
Sauvegardes en cours
Historique des actions
Archives de notre activité
Webmaster - Infos
Visites

 761411 visiteurs

 12 visiteurs en ligne

Recherche
Recherche

VISITE DE P.OMBROUCK AUX HOUILLERES D’AUVERGNE

- SEMAINE DU 27 JUIN AU 1er JUILLET 2016 –

Musée de la Mine de ST-ELOY-LES-MINES (63)

Repéré lui aussi la veille au soir, ce fut tout de suite la majestuosité du chevalement de l’ancien Puits St-Joseph qui me fascina le plus. Mais commençons dans l‘ordre chronologique des choses !

eloy01.jpg
Devrait pouvoir s’appeler St-Eloy-les-Fleurs Quoique ceci confirme bien son vrai nom Effectivement, il y a une bonne raison à cela

Car, à quelques dizaines de mètres de là, apparaît ce que j’ai si souvent admiré sur Google Maps :

Le chevalement et ses skips, le musée et ses trésors, le locotracteur Berry que je voulais identifier.

Il n’y avait pas que ce locotracteur qui m’attendait, il y avait aussi Michel HOLUBEC, ancien mineur

qui, de 1954 à 1975, avait travaillé comme piqueur dans ces mêmes galeries de St-Eloy-les-Mines. Michel devant alors me servir de guide, c’est dire à quel point j’étais aussi bien accueilli qu’un VIP.

Le locotracteur Berry 3735 T2 avait été échangé par le Musée de Noyant d’Allier contre le mineur continu qu’il a aujourd’hui, et provenait des HBNPC siège de Oignies dont il porte le numéro 5524,

En 1897, le fonçage du puits St-Joseph par la Compagnie des Forges de Châtillon-Commentry avait fait de lui un puits de service. En 1926, son nouveau chevalement de 38 m de hauteur en fit le puits principal d’extraction. Equipé de ses deux skips, il sortira jusqu’à 4.200 t brutes par jour, et sa production de 1966 sera de 520.000 t. C’est le 15 janvier 1978 que s’achèvera son exploitation.

Berlines de 500 et 1000 litres Pile ou soutènement marchant Chaudière du puits du Chazal
Molettes du puits du Chazal Treuil à vapeur du puits du Chazal Treuil mécanique

Le puits du Chazal, foncé à Gouttières vers 1900, faisait 4 m de diamètre et 173 m de profondeur.

Non comblé et noyé, cet ancien puits a été mis en sécurité par Charbonnages de France en 2002

Treuil pneumatique Samia Convoyeur blindé de 400 Convoyeur blindé de 500
Ventilateurs d’aérage secondaire Pompes d’exhaure Pompes d’exhaure à G et immergée à D
Moteurs pneumatiques Etançons métalliques à clavette Anciennes berlines bois sur voie de 500
Pompe pneumatique d’urgence Lances d’embouage Banc de charge de lampes de mineur
Borne de limite d’une concession Le Siège de St-Eloy-les-Mines Le dernier bloc de charbon de St-Eloy

Le puits de Youx (ou puits 2) a été entrepris le 20 mai 1895 par la Société des Mines de la Bouble.

Remontant à 1898, le premier chevalement en bois a été remplacé en 1909 par celui-ci métallique. Relié aux autres puits du Bassin Minier de St-Eloy, il était utilisé pour le pompage, le retour d’air et l’aération des galeries de recherche de houille. Le manque de réussite entraîna son arrêt en 1954.

Berline en voie de 590 provenant de Messeix Chevalement du puits profond de 400 m Stèle en souvenir des victimes de la mine

A la fin du 19ème siècle, le futur Bassin de St-Eloy-les-Mines comportait 52 puits dont en particulier ceux foncés pour rechercher le charbon dans le secteur de Gouttières, recherches qui ont abouti à une absence de résultats. Ces puits allaient de 3 à 4,5 m de diamètre et de quelques mètres à plusieurs centaines de profondeur. Il y eut aussi des dizaines de sondages, le plus profond étant de 954 m, ainsi que quelques forages méconnus et autres travers-bancs, galeries et descenderies.

Les autres puits opérationnels étaient : Le puits Est, profond de 500 m (retour d’air et service pour la division de St-Eloy) qui fermera en 1978. Le puits 1 ou Tollin, foncé en 1895, profond de 280 m et ravalé plus tard à 400 m, lequel permit la découverte de la veine qui amena la construction du puits St-Joseph. Le puits 5, entrée d’air et circulation du personnel, et le puits 4 pour le retour d’air de la division de La Bouble. Quant au puits du Manoir, qui était à l’emplacement de l’usine Rockwool, il fut équipé, après son ravalement de 1894, d’un atelier de préparation mécanique des charbons et servit de puits d’extraction jusqu’à la reprise de cette fonction par le puits St-Joseph.

La production passa de 400.000 t en 1946 (nationalisation) à 740.000 t en 1958 (année du record).

Depuis le début de son exploitation jusqu’à l’arrêt de cette activité avec Charbonnages de France, le Bassin de St-Eloy-les-Mines aura permis de produire près de 40.000.000 de tonnes de charbon.

A la fermeture, certains mineurs s’en iront travailler à Buxières-les-Mines rattaché l’U.E. de Blanzy.

----------------------------------------

Remerciements à :

Michel HOLUBEC pour sa gentillesse et qui m’a guidé et renseigné pendant deux bonnes heures, sans oublier de me faire découvrir que son déjeuner de mineur n’était pas le briquet mais le brelis.

La Maison de la Mine et du Tourisme qui a facilité ma visite et m’a reçu de façon très sympathique.

La Mairie de St-Eloy-les-Mines qui a servi d’intermédiaire en transmettant ma demande de contact.

Philippe DUDYSK, Adjoint au Maire de Youx et ancien Mineur, pour le long entretien téléphonique.

René GRAVIER pour son excellent livre « La Pieuvre Eloysienne » qui narre les différentes étapes de la vie minière de cette région et dans lequel j’ai relevé des informations pour meubler mon récit.


Article et photos de Pierre OMBROUCK

pour le compte de l’APPHIM – apphim.fr


Date de création : 02/08/2016 @ 20:37
Catégorie : L'asso et ses actions - Les musées de la mine
Page lue 999 fois


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !



Votre soutien

Vous aimez notre travail, soutenez-nous

10€/an
 

Montant libre

Les sites miniers
 ↑  
Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
Captcha reload
Recopier le code :
62 Abonnés