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VISITE DE P.OMBROUCK AUX HOUILLERES D’AUVERGNE

- SEMAINE DU 27 JUIN AU 1er JUILLET 2016 –

Musée de la Mine de MESSEIX (63)

Que dire de plus, à propos des Houillères de MESSEIX, qui n’ait été écrit par Patrick ETIEVANT dans le numéro 23 de mars 2006 de l’incontournable revue Rail et Industrie ? En réalité, ce jour-là, le but de mon passage était de constater ce qu’il en subsistait 10 ans après. Et puis, quitte à faire les 180 km de lacets et montagnes russes, c’était vraiment à entreprendre et je ne l’ai pas regretté.

messeix01.jpg

La visite intérieure fut dirigée par une guide connaissant parfaitement son sujet et vérifiant qu’elle avait bien été entendue. D’abord, l’inévitable salle des douches et la grande reproduction régionale

Les maquettes animées de l’ex-carreau du Puits St-Louis, et leur concepteur Maurice TONDUF, ancien mineur qui a consacré des années à les construire avant de les offrir au Musée de la Mine.

Extraction Lavage-criblage et Etayage Fabrication de boulets

Le faux-carré avec son chevalement, et le bâtiment contenant les machines dont celle d’extraction.

Ci-dessus, recette du jour avec cages et signalisation, et machine d’extraction à tambour cylindrique

La Mine de Messeix n’était pas grisouteuse. Le puits St-Louis servit à l’extraction de l’anthracite, ainsi qu’au matériel et au personnel, mais aussi d’entrée d’air, le retour d’air étant assuré par une galerie donnant sur la vallée de la Dordogne (par ventilateur de 60 ch et d’un débit de 36 m3/sec).

Foncé de 1923 à 1927, le puits faisait 329 m de profondeur et avait un diamètre de 5 m. Jusqu’en 1978, l’extraction se fit au moyen de deux cages en alu de trois étages dont chacun pouvait recevoir une berline de 2500 litres. Au milieu des années 1970, la production annuelle atteignait entre 175 et 185.000 tonnes. A partir de 1978, ce puits ne sera plus utilisé pour l’extraction, le charbon étant acheminé à travers la galerie des Mouillères qui aboutissait non loin de la Dordogne.

Et c’est en 1988, après 15 années de sursis, que les Houillères de Messeix cessèrent leur activité.

Grand groupe électrogène Petit groupe électrogène Volant à inertie de 11 tonnes

Le volant d’inertie permettait, sur sa lancée et en cas de panne intempestive, de remonter la cage.

Treuil électrique Machine d’extraction SACM Compresseur Rateau

Ce treuil électrique (ici sans son moteur) servait à hisser les bennes sur le pan incliné de Port Sec.

Compresseur Chaleassière Compresseur Ingersoll-Rand Instruments de mesures
Réservoirs d’air comprimé Cuffat (sorte de nacelle) Recette du jour vue de l‘arrière

La visite intérieure terminée, je suis sorti pour tomber de façon inespérée sur Marcel BAUDERON. Enrôlé à la mine en 1957. Il servit à l’abattage et devint délégué avant d’être transféré à la DRIRE.

Bénévole au Musée de la Mine de Messeix, il venait juste de terminer son travail de désherbage et c’est ainsi que j’ai pu compléter mes photos à l’extérieur et accéder aussi aux machines en atelier.

Marcel, l’autre guide bienvenu Decauville TMB 15 n°0145 - 1948 Deutz MAH 914G n°55145 -1953
AEG électrique n° 1 de 1909 (modifiée en 1959) AEG électrique n° 4 de 1910 (modifiée en 1959)

Ce type de locotracteur a été livré en 5 exemplaires dont les 2 ci-dessus préservés à ce Musée de la Mine de Messeix. Un 3ème a été offert à celui de Noyant d’Allier, mais 2 n’ont pas été retrouvés. 4 marques de locotracteurs électriques ont servi à Messeix, pour un total de 13 machines qui n’ont pas toutes donné la même satisfaction. Voir la revue Rail et Industrie n° 23 citée en début d’article.

Bennes FACO de 2.500 litres sur voie de 580 Bennes FACO de 500 litres sur voie de 580
Culbuteur de berlines Pelle pneumatique Eimco type 12 C
Locotracteur Goodman en piteux état Locotracteur Alsthom M 258 B pas mieux loti

La Mine de Messeix a disposé de 3 Goodman et de 5 SACM/Alsthom. Ces machines électriques, y compris les AEG, ont cessé d’être utilisées au cours de l’année 1985. Pour les Goodman, il est fort probable que celui-ci, identifié sous le n°8, soit le seul survivant. Pour les SACM devenus Alsthom, outre celui-ci, un est exposé en monument place de la Mairie à Noyant d’Allier ; quant aux autres ?

Vélo rail minier Camion Eimco 975 pour transport du personnel

A la suite de sept puits - Sablon (1848), Vazeilhes (1848-49), St-Charles (1849), Suzanne (1878), Teyras de Grandval (1897), et St-Louis (1923-27) - les Mines de Messeix mirent aussi en chantier la découverte des Grousseaux (1985), six galeries et deux descenderies. L’ultime photo montre à elle seule les techniques nouvelles de production qu’elles ont dû adopter pour tenir jusqu’en 1988. 

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Article et photos de Pierre OMBROUCK

pour le compte de l’APPHIM – apphim.fr


Date de création : 10/08/2016 @ 08:13
Catégorie : L'asso et ses actions - Les musées de la mine
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Réactions à cet article

Réaction n°1 

par soleilhavoup le 16/08/2016 @ 22:47
bonjour,
je suis très sensible à ce document , fils de Maurice soleilhavoup ouvrier mineur à la mine de Messeix je suis né à bialon en 1947.
pour justifier mon intérêt à ce document que je découvre je dois rajouter que ma famille depuis mes deux grands pères ont été ouvriers mineurs.
Chabosy jean pour le lien maternel et soleilhavoup pierre plus atypique car originaire de Corrèze en Corrèze (comment est-il arrivé à Messeix?).
Mes Oncles faisaient aussi partis de cet population qui en trois huit faisaient fonctionner cette gigantesque machine à produire du charbon sous différents aspects commerciaux.( boulets au port sec et anthracite pour les machineries et schlamms )
j'ai donc vu mon enfance bercé par ces mineurs souvent haut en couleurs relatant leurs métiers respectifs, leur solidarité,leur copains, leur coups de gueules et leurs coups à boire le rouge et le blanc dans les multiples bistrots du pays.
Polonais , portugais, arabes, tous n'étaient qu'une même famille ou chacun respectait l'autre dans cette grande fratrie où le labeur était le fil conducteur qui effaçait les velléités qui survenaient malgré tout .
Merci à tous ces travailleurs qui m'ont appris de belles valeurs.
 

 
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