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  1. Définition.


    On appelle foudroyage l'éboulement contrôlé du toit dans l'arrière-taille, dans un chantier immédiatement après la phase d'exploitation. Le foudroyage est une méthode de remblayage qui utilise le phénomène de foisonnement des terrains éboulés pour combler le vide créé par l'exploitation.


    2. Le foudroyage, un autoremblayage.




    Aux mines de potasse, la densité du minerai en place est de 2,1, celle des terrains éboulés, foisonnés est de l'ordre de 1,3. Une épaisseur d'un mètre de terrains du toit tombé occupe donc une hauteur d'environ 1,6 m après éboulement, si bien que très rapidement les terrains tombés occupent tout le volume de vide créé.




    Dans une exploitation de 3 m de haut par exemple, il suffit que 5m d'épaisseur de terrains s'éboulent pour qu'il n'y ait plus de vide apparent et qu'au-dessus des 5 m de toit immédiat éboulé, le toit supérieur trouve appui sur les éboulis et se trouve dans la situation d'une taille remblayée où l'on aurait exploité 8 m de haut.




    Une fois dans cette situation, les terrains supérieurs, en s'appuyant sur les éboulis, les compriment, avec au début encore des ruptures des bancs. Puis les bancs supérieurs, tout en continuant à s'affaisser, se déforment en restant dans le domaine élastique, donc sans rupture, et maintiennent ainsi l'étanchéité des terrains.




    Les mouvements des terrains continuent jusqu'à atteindre la surface. On parle alors d'affaissements de surface. A noter que cet affaissement atteint 90 % de la hauteur exploitée.


    3. Conditions pour pouvoir foudroyer.




    Le foudroyage est une méthode d'autoremblayage très économique et très sûre. Elle est employée le plus souvent possible.




    Pour que le foudroyage soit possible, il faut que si les trois conditions suivantes sont réunies :


    - les terrains doivent être suffisamment cassants pour que le foudroyage tombe rapidement et régulièrement à l'arrière de la taille : un foudroyage qui tomberait sur une trop grande ouverture entraînerait un effet de souffle et d'entraînement très dangereux.
    - les couches exploitées doivent être suffisamment loin des couches aquifères pour que l'étanchéité des terrains reste assurée et qu'il n'y ait pas ennoyage de la mine. En général, l'expérience montre que la distance par rapport aux premiers aquifères doit être de l'ordre de 50 fois la hauteur exploitée.


    - les conséquences des affaissements de surface doivent pouvoir être assumés.



    4. Le foudroyage, facteur de sécurité.




    Nous avons vu l'intérêt économique du foudroyage. Il présente aussi un grand intérêt en matière de sécurité.




    On conçoit aisément que le mineur a tout intérêt à faire en sorte de diminuer le poids des terrains sur le soutènement de la taille. Un banc de terrain ne tient que parce que le poids des terrains sus-jacents se reporte sur le massif encore vierge ou sur les bancs recompactés de l'arrière-taille. La zone de pression située sur le massif vierge s'appelle la culée avant, celle située sur l'arrière-taille la culée arrière. Entre ces deux zones de pression, une zone de moindre pression, où les terrains sont détendus




    Remarque : il faut noter que ce ne sont pas les bancs du toit seuls qui sont soumis à pression et qui se déforment. Les parements et les bancs du mur le sont aussi. Libres de tout mouvement, ils tendent à combler le vide. Ceux du mur, poinçonnés, se soulèvent, on dit que le mur souffle, ceux du parement fluent puis " s'écaillent ".




    Le foudroyage en limitant la longueur du porte-à-faux reposant sur le soutènement, le soulage et permet une détente des terrains dans la zone de travail. De plus le grisou qui se trouve dans le gisement se libère peu à peu et se dégage lentement et régulièrement.


    Au contraire, si l'on empêche la détente des terrains par un soutènement trop rigide ou un remblayage trop dense, les tensions s'accumulent. Il arrive alors un moment où les bancs cassent brutalement, le gaz, qui n'avait pas pu s'échapper, se dégage massivement, c'est le phénomène du " coup de mur ".




    Ainsi un " bon " foudroyage est un facteur de sécurité tant pour réduire les pressions en taille que pour éviter les coups de mur. Un " bon " foudroyage est celui qui tombe régulièrement près de la ligne de soutènement, favorisé en cela par la création d'une ligne de rupture. Un " bon " foudroyage est aussi celui qui s'adresse à des fronts larges, les terrains doivent pouvoir se détendre dans les deux dimensions du plan.


    5. Le foudroyage aux MDPA.




    Les premiers essais ont eu lieu en 1931 à la mine Théodore.
    Même si le foudroyage est une méthode simple dans son principe, sa mise en œuvre nécessite beaucoup d'observations, de précautions. La réaction des terrains au traitement auquel ils sont soumis dépend de nombreux facteurs : nature et hauteur de la couche exploitée, composition et réaction du toit de la couche, profondeur, vitesse d'avancement des fronts, longueur des tailles, épis de remblai ou non.


    La mise au point des méthodes par foudroyage a été une tâche ardue, qui a duré de nombreuses années. Sa généralisation a été effective dans les années 40 pour la couche inférieure, dans les années 50 pour la couche supérieure.


 

Michel Streckdenfinger.. Avril 2003 Travail de Roger Weissenberger avec son autorisation


Date de création : 10/02/2013 @ 09:25
Dernière modification : 10/02/2013 @ 20:40
Catégorie : Les sites miniers - Le bassin d'Alsace-Divers
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Réactions à cet article

Réaction n°1 

par MOMO le 06/11/2016 @ 14:59
Il est arrivé de buquer au toit pour provoquer le foudroyage
MOMOwc43xz.



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