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La mine, comme tout organisme vivant, naît, se développe, atteint sa maturité, décline et meurt. Au cours de cette vie, ceux qui ont la responsabilité de la gérer n'ont pas les mêmes priorités d'action, ne font pas le même métier.


Au cours de leur siècle d'existence, les MDPA ont connu quatre grandes périodes. Pour chacune de celles-ci, l'action des principaux dirigeants a marqué l'histoire de l'entreprise de manière fort différente. Il est bien entendu qu'associer une étape à un seul métier ou type d'action est réducteur, ces différentes métiers ou types d'actions se sont interpénétrées; il ne s'agit ici que de souligner les grandes tendances.




Première étape : les bâtisseurs.



Lorsque un gisement minier est découvert, il se trouve très généralement dans une zone peu industrialisée, souvent peu habitée, loin de toute infrastructure. La priorité des premiers responsables de la mine est de permettre et d'organiser la vie autour du gisement découvert : ce sont des bâtisseurs. Premières installations industrielles, mais aussi infrastructures d'accès : voies ferrées, routes, logements pour un personnel qu'il faut faire venir d'ailleurs, services à ce personnel : commerces, écoles, centres de soin, enseignement ménager, églises .




Deuxième étape : les généraux.




Une fois le cadre d'accueil créé, les dirigeants de la mine vont organiser leurs moyens de production. Au début du 20ème siècle, la mécanisation est relativement peu développée, ce qui fait que les moyens de production sont surtout des moyens humains. A cette époque le développement de la production se fait en injectant massivement du personnel. La hiérarchisation est forte. L'organisation rappelle celle des anciennes armées, les dirigeants de l'entreprise minière en sont les généraux.


Troisième étape : les techniciens.




La seule force physique du mineur ne permet pas des progrès de productivité importants. La mécanisation et l'organisation, en allégeant l'effort physique de l'homme, vont permettre d'accroître la production tout en réduisant le personnel nécessaire, c'est le triomphe des techniciens. Il ne faut cependant pas mettre les progrès de productivité obtenus au seul crédit du développement de la mécanisation. Car après l'aide au muscle, est apparue l'aide au cerveau, l'aide à la réflexion. La rationalisation des modes opératoires, l'accès à des paramètres de fonctionnement en temps réel par l'électronique et la micro-informatique ont permis d'autres progrès.




Quatrième étape : les organisateurs du repli.




Un gisement minier étant par nature limité, il faut un jour prévoir et organiser la fin de l'exploitation. Les dirigeants de la mine retrouvent alors des réflexes de militaires : le repli en bon ordre. Terminer l'exploitation du gisement au mieux, réhabiliter l'environnement, céder le patrimoine de manière ciblée, assurer l'avenir du personnel, assurer un avenir au territoire en l'aidant à réussir sa reconversion industrielle, tels sont alors les domaines d'action des dirigeants.
 


Michel Streckdenfinger. Mars 2003. Travail de Roger Weissenberger avec son autorisation


Date de création : 10/02/2013 @ 09:45
Dernière modification : 10/02/2013 @ 20:36
Catégorie : Les sites miniers - Le bassin d'Alsace-Divers
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