Informations
Association A.P.P.H.I.M.
Mémoire de la Mine et des Mineurs de fond
Association à but non lucratif reconnue d'Intérêt Général
Accueil public du public : A.P.P.H.I.M. Local rue Basly 62710 Courrières
Permanences le lundi de 18h à 20h
sur RDV
Par téléphone au 06.81.73.87.74 ou apphim@apphim.fr
Sur le site
Le siège de Sainte Marie

Le puits 2 en fonçage et le puits 1 en cours d'achèvement vers 1900
Né d'une décision prise en 1890 pour exploiter le sud du bassin, le siège de Sainte-Marie s'articule autour de deux puits principaux : le n° 1, creusé entre 1893 et 1896 jusqu'à 340,76 mètres de profondeur, et le n° 2, foncé de 1898 à 1901 pour atteindre 220 mètres. Le site de surface regroupe l'ensemble des infrastructures nécessaires à la mine — bureaux, ateliers, lampisterie, parc à bois de 3 hectares et réservoir d'eau — ainsi qu'un système d'aérage s'appuyant sur les puits environnants (La Bruyère, Blaye puis Lentin). L'remontée du minerai repose initialement sur deux chevalements métalliques de 17 et 20 mètres guidant des câbles en aloès et des cages à wagonnets.

Le puits Lentin en 1960



Diverses cartes postales du siège vers 1920
Alimenté par la centrale de Carmaux, le site se modernise progressivement. Si l'électricité gagne rapidement l'ensemble des installations, les machines d'extraction restent à vapeur jusqu'en 1920, année où elles cèdent la place à deux moteurs électriques SACM de 650 Ch. Le traitement du charbon se centralise peu à peu : le triage sur place est abandonné en 1932 au profit du lavoir central, tandis que des innovations comme le remblayage mécanique par raclage y sont testées dès 1939.


Diverses cartes postales du siège vers 1920
L'année 1952 marque la mécanisation complète des tailles et le raccordement au siège de concentration de la Tronquié, qui récupère désormais l'ensemble du charbon extrait. Dès lors, les rôles des puits changent : le puits n° 1 est réservé au matériel et au remblai, et le puits n° 2 au transit des mineurs.


Le siège dans les années 60
Après avoir compté jusqu'à 865 salariés en 1962, le siège ferme ses portes en 1973. Le puits n° 2 demeure maintenu en réserve pour la sécurité et la ventilation, jusqu'au rasage complet du site en 1989 pour laisser place à la mine à ciel ouvert de la « grande découverte ». Seul témoin préservé de cette aventure industrielle, l'un des chevalements a été remonté sur la place de la mairie de Blaye-les-Mines.

Vue aérienne de la découverte de Sainte Marie

Le chevalement de Sainte-Marie déplacé, photo Sébastien Berrut patrimoine-minier.fr
Jean-Louis HUOT pour l'APPHIM
Sources : Association Histoire des Mines du Carmausin-Mineurs de fond Carmaux Albi Kowalik GUIOLLARD
Editorial
![]() |
![]() |
Mémoire de la mine et des mineurs - Conservation d'archives et de matériel - Pérennisation de la mémoire des bâtiments et équipements miniers
APPHIM : Ne pas oublier, transmettre et partager
Autre site APPHIM mineurdefond.frTextes et photos produits pour l'A.P.P.H.I.M ©Apphim tous droits réservés
Copyright
Les articles du site sont produits par l'APPHIM ou pour l'APPHIM. Toute copie, reproduction intégrale ou partielle est strictement interdite sans accord préalable de l'association. Ils sont le fruit d'un travail associatif, merci de le respecter.

