Lavoirs et usines de Somain ou usines de la Renaissance

Lavoirs et usines de Somain des Mines d'Aniche

Une première usine d’agglomération, plutôt de type « artisanale », s’installe à Somain en 1851. Dès 1872, les Mines d’Aniche accorde le droit à une société tierce de construire une importante usine d’agglomération fabriquant des boulets et des briquettes de charbon. Cette usine dépendait uniquement de la production de la Compagnie des Mines d’Aniche qui écoulait ainsi une partie de ses produits. En 1902, les Mines d’Aniche deviennent propriétaires du site et édifient un gigantesque lavoir équipé d’un système Humboldt traitant 200 t/h de charbons bruts. Il entre en service en 1906. Ce lavoir fournit l’usine à briquettes en charbon de calibre « moyen » tandis que les fines et les grains sont destinés à l’industrie. Ce lavoir concentre les productions des fosses du secteur : Archevêque, Saint Louis, de Sessevale et Sainte Marie. Les installations sont entièrement détruites durant la première guerre mondiale par les allemands.

Les usines de Somain ou Usines de la Renaissance ainsi que les lavoirs sont reconstruits en 1920. L'ensemble est toujours situé sur une partie du carreau de l'ancienne fosse Renaissance des Mines d'Aniche.

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Vues aériennes du site en activité

Dès 1927, 2.3 millions de tonnes de charbons bruts sont traitées. Les usines à briquettes et boulets sont remises en service. La production de boulets atteint 800000 t en 1928.

En 1946, trois lavoirs sont sur le site. Ils traitent les charbons maigres des Fosses De Sessevale, Lemay, Barrois, 9 et 10 de l'Escarpelle mais aussi les charbons ½ gras des Fosses Gayant et Sainte Marie. 9000 tonnes sont ainsi triées et lavées chaque jour. En 1960, l'usine à boulets des usines produit 3500 tonnes de boulets ordinaires et 1000 tonnes de boulets crus qui serviront à fabriquer les boulets « Anthracine  » à l'usine de Fort de Scarpe.

En effet, depuis 1954, une partie de la production de boulet est envoyée à l’usine Anthracine 54 qui produit de nouveaux boulets « désenfumés » c’est-à-dire qu’ils produisent moins de matières volatiles en se consumant. Le transport vers cette nouvelle usine se fait par wagons. 

Le site vers 1965

Dans les années 50

Une fabrique de briquettes (charbons) est intégrée aux usines de la Renaissance. Elle sort de ses fours 400000 tonnes/an de ces fameuses briquettes « BS », briquettes de Somain, très recherchées pour alimenter les chaudières des locomotives et des bateaux. Avec l'abandon de la vapeur comme force motrice, l'usine à briquettes cesse son activité en 1973. Les lavoirs sont stoppés en 1969 avec la mise en route des lavoirs du siège Barrois.

Dans les années 70

Vestiges en 2000

En 2012, la décoration des poteaux a été amputée

Les usines à boulets résisteront jusqu'en 1977. Le site est démantelé en 1979. Il ne reste en 2017 que la maison du gardien et le portail d'entrée.

Vue aérienne actuelle 2017

Article Pierre OMBROUCK-JLH pour l'APPHIM

Sources Relais-Histoire des Mines du NPDC T2

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Date de création : 22/09/2017 17:17
Catégorie : Les sites miniers - Le bassin NPC-Groupe de Douai-Mines d'Aniche
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