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Mémoire de la Mine et des Mineurs de fond

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Les mines de Ferfay

Les recherches :

ferfay02.jpg

maps.google.com

La société des Mines de Lillers est formée le 8 juin 1852 pour effectuer des recherches de houille. Elle effectue un premier sondage en juillet 52 à Ecquedecques, un second à Ames en décembre et le troisième à Ferfay en janvier 1853. Les deux premiers sondages sont abandonnés faute d'avoir trouvé le charbon mais le troisième rencontre une veine à 120 m. A partir de cette découverte, deux autres sondages sont entrepris à Ferfay en mars et avril 1853. La société de recherches et dissoute puis transformée en société d'exploitation « Mines de Ferfay et d’Ames ». Le siège est à Ferfay jusqu’à la modification des statuts en 1866 qui le déplacera à Saint-Pierre les Auchel.

Concession :

Après la constitution de la société d'exploitation, une demande de concession est faite le 23 juillet 1853. Le décret du 29 décembre 1855 octroie à la Compagnie la concession de Ferfay de 928 ha. En 1870, les Mines de Ferfay reprennent l'exploitation de la concession de Cauchy à la Tour. Le décret du 7 mai 1872 régularisera cette situation en portant la concession à 1206 ha.

Puits :

Dès 1853, le puits 1 ou Montebello est foncé. Il entre en exploitation en 1855 mais cesse son exploitation en 1895 pour servir de puits d'aérage.

Article sur la fosse 1

Une deuxième Fosse dite Lahure est creusée en 1856 mais sa production reste très faible.

Article sur la fosse 2/2bis

La Fosse 3, Druon est foncée en 1867. C'est très rapidement la fosse la plus prolifique de la Compagnie qui voit son tonnage passer de 82000 T en 1870 à 160000T en 1872. Cette fosse a la particularité d'avoir un traînage mécanique par chaîne flottante. Le moteur placé au jour entraîne la poulie de tête de la chaîne par un câble descendant dans le goyau (goyot). La perforation mécanique sera mise en service dès 1879.

Article sur la fosse 3/3bis

Une quatrième fosse, foncée sur la concession de Cauchy à la Tour par la Compagnie de Camblain-Châtelain, est acquise par la Compagnie de Ferfay en 1870. Le gisement est pauvre et irrégulier. Le chômage touche le site dès 1876. Des recherches sont entreprises en grande profondeur depuis la Fosse 1. Le siège 4 deviendra l'un des plus importants sites de la Compagnie qui n'en tirera malheureusement pas de bénéfice.

La fosse 4 début du 20ème siècle

La fosse 4 avant 1914, chevalement métallique

Article sur la fosse 4

Activités industrielles :

Un chemin de fer de 6 km relie la fosse 2 à la gare de Lillers. Les liaisons Fosse 1 et Fosse 3 arrivent près du puits 2. De la gare de Lillers, les wagons sont conduits à la gare de Beguette. En suivant un nouvel embranchement, ils rejoignent le port d'embarquement d'Isbergues. Ce dernier tronçon et le rivage a été construit en commun avec la Compagnie d'Auchy au Bois. L’ensemble du réseau ferré fait 32 km. En 1880, Les Mines de Ferfay possèdent 3 locomotives et 80 wagons.

Un lavoir de 90 tonnes et une batterie de fours à coke sont construits en 1884.

 

Activités sociales :

En 1869, la Compagnie emploie 869 mineurs, en 1878, 1421. Dès la fin du 19ème siècle, elle occupe 1605 ouvriers. Après des difficultés financières, il ne restera que 1002 mineurs en 1903. Les mines de Ferfay possèdent près de 400 maisons en 1876 et 464 en 1879. Une caisse de secours et une coopérative sont en activité. Une école de filles et une école de garçons reçoivent les enfants de mineurs qui arrivent par chemin de fer pour certains.

Production :

Années

Production en T

1857

36000

1862

39000

1864

49000

1865

61000

1868

70000

1870

89000

1871

126000

1874

153000

1878

159000

Evolution de la Compagnie :

En 1879, les ressources propres sont épuisées. Elle est mise en vente le 15 janvier 1881. Une nouvelle société de Ferfay est créée mais elle est liquidée dès 1886. Les installations sont reprises par une Compagnie dénommée Ferfay-Cauchy en 1904. C'est finalement la puissance Compagnie des Mines de Marles qui rachètera la moribonde société en 1925.

ferfay06.png

Sources : Le bassin houiller du Pas-de-Calais 1880 Emile Vuillemin/Archives APPHIM

Jean-Louis HUOT pour l’APPHIM

Editorial

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