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Site de l'association Apphim association pour la sauvegarde du patrimoine historique industriel et minier


Puits champs Pialey - par apphim le 06/01/2021 @ 13:42 

Puits Champs Pialey

pialey01.jpg

Le puits est foncé en 1891, il atteint 86 m de profondeur. Une couche de 5.5 m d’ouverture est exploitée à 64 m de profondeur. L’exploitation semble avoir cessé en 1928. Deux terrils sont encore sur site en 2020.

Puits champs Pialey - par apphim le 06/01/2021 @ 13:42 

Puits Champs Pialey

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Le puits est foncé en 1891, il atteint 86 m de profondeur. Une couche de 5.5 m d’ouverture est exploitée à 64 m de profondeur. L’exploitation semble avoir cessé en 1928. Deux terrils sont encore sur site en 2020.

(06/01/2021 @ 13:42)

Recueillement à Liévin - par apphim le 27/12/2020 @ 16:52 

46ème anniversaire de la catastrophe de Liévin du 27 décembre 1974

Le vendredi 27 décembre 1974, à 6h 17, un coup de grisou suivi d’un coup de poussier dévaste tout dans le quartier des Six Sillons de la fosse 3 de Lens à Liévin. 42 mineurs perdent la vie et 140 orphelins ne reverront plus jamais leur papa. C’est le dernier grand drame minier dans le Bassin du Nord/Pas-de-Calais.

lievin2020-01.jpg

Les épouses de mineurs, en larmes, le jour de la catastrophe

En ce dimanche 27 décembre 2020, c’est le 46ème anniversaire de la catastrophe. Pourtant cette année le protocole est totalement chamboulé à cause de la situation sanitaire. La traditionnelle messe avant l’hommage républicain s’est tenue en comité restreint.

Le vent et la pluie sont de la partie

La flamme du souvenir rallumée

Par contre, le recueillement extérieur a été réduit aux minima. Malgré une météo alternant bourrasques de vent et pluie glaciale, M. Laurent Duporge, Maire de Liévin, M. Jean-François Raffy, Sous-Préfet de Lens, M. Xavier Bertrand, Président de la Région des Hauts de France, M. Christian Vallez, Président des Gueules noires de Liévin, sont présents accompagnés des pompiers, des gendarmes et des anciens mineurs.

Les personnalités présentes

Les gueules noires de Liévin

La cérémonie débute à 11h30 par le rallumage symbolique de la flamme du souvenir par Christian Vallez et Laurent Duporge. Puis, seuls trois dépôts de gerbes se succèdent. Une minute de silence et la marseillaise ont mis fin à ce temps fort. Laurent Duporge remercie les mineurs et associations dont l’APPHIM pour leur participation et il rappelle le sacrifice des mineurs pour leur pays. Cette année, les veuves et descendants de mineurs décédés n’étaient pas tous présents mais leur souffrance était bien au cœur de cette cérémonie. Tout le monde espère que la commémoration 2021 retrouve son traditionnel déroulement sous des cieux plus cléments.   

Le recueillement officiel

Le dépôt de gerbe par Christian Vallez

Recueillement à Liévin - par apphim le 27/12/2020 @ 16:52 

46ème anniversaire de la catastrophe de Liévin du 27 décembre 1974

Le vendredi 27 décembre 1974, à 6h 17, un coup de grisou suivi d’un coup de poussier dévaste tout dans le quartier des Six Sillons de la fosse 3 de Lens à Liévin. 42 mineurs perdent la vie et 140 orphelins ne reverront plus jamais leur papa. C’est le dernier grand drame minier dans le Bassin du Nord/Pas-de-Calais.

lievin2020-01.jpg

Les épouses de mineurs, en larmes, le jour de la catastrophe

En ce dimanche 27 décembre 2020, c’est le 46ème anniversaire de la catastrophe. Pourtant cette année le protocole est totalement chamboulé à cause de la situation sanitaire. La traditionnelle messe avant l’hommage républicain s’est tenue en comité restreint.

Le vent et la pluie sont de la partie

La flamme du souvenir rallumée

Par contre, le recueillement extérieur a été réduit aux minima. Malgré une météo alternant bourrasques de vent et pluie glaciale, M. Laurent Duporge, Maire de Liévin, M. Jean-François Raffy, Sous-Préfet de Lens, M. Xavier Bertrand, Président de la Région des Hauts de France, M. Christian Vallez, Président des Gueules noires de Liévin, sont présents accompagnés des pompiers, des gendarmes et des anciens mineurs.

Les personnalités présentes

Les gueules noires de Liévin

La cérémonie débute à 11h30 par le rallumage symbolique de la flamme du souvenir par Christian Vallez et Laurent Duporge. Puis, seuls trois dépôts de gerbes se succèdent. Une minute de silence et la marseillaise ont mis fin à ce temps fort. Laurent Duporge remercie les mineurs et associations dont l’APPHIM pour leur participation et il rappelle le sacrifice des mineurs pour leur pays. Cette année, les veuves et descendants de mineurs décédés n’étaient pas tous présents mais leur souffrance était bien au cœur de cette cérémonie. Tout le monde espère que la commémoration 2021 retrouve son traditionnel déroulement sous des cieux plus cléments.   

Le recueillement officiel

Le dépôt de gerbe par Christian Vallez

(27/12/2020 @ 16:52)

Réparation des équipages mobiles aux Ateliers Centraux - par apphim le 10/12/2020 @ 11:26 

À Auchel, un atelier est spécialisé dans la réparation des équipages mobiles de convoyeurs blindés

Pour ses chantiers du fond, le Groupe d’Auchel-Bruay dispose d’un nombre important de convoyeurs blindés dont les chaînes, mises bout à bout, totaliseraient une longueur de 42 km.

Ces chaînes et raclettes ainsi désignées « d’équipages mobiles », sont soumises à de très fortes fatigues, nécessitant de les réviser régulièrement.

marlesateliersconvoyeurs01.jpg

Le treuil de halage étire le tronçon à réparer sur la table de démontage

Le démontage est commencé, le long du mur on aperçoit, face aux trappes correspondantes, les casiers par lesquels les pièces les pièces rebutées sont évacuées hors du bâtiment.

Cette révision jusqu’alors confiée à des entreprises privées, est effectuée depuis septembre 1965 dans un atelier dont l’organisation a été conçue de manière à réunir les meilleures conditions de travail en veillant, à la répartition concrète des tâches, à la réduction maximale de la manutention, à la rapidité et à la précision des contrôles, à la souplesse du stockage des pièces entre chaque poste de travail.

Le desserrage des boulons se fait aisément avec une clé à chocs très maniable.

Sur ce banc d’essai, les chaînes sont soumises à une tension de 1500 kg, un cadran permet d’évaluer le degré d’allongement.

L’atelier, logé dans un bâtiment de 13 m x 7,50 m, comporte quatre sections par lesquelles le matériel passe une série d’opérations successives, aboutissant à sa remise en parfaite état de fonctionnement.

Suivons, dans le détail, le trajet d’un tronçon d’équipages mobiles.

Contrôle au gabarit du pas d’un étrier.

Préparation du remontage. Les éléments de chaînes sont disposés avec méthode sur la table.

  • Le démontage : Le tronçon à réparer est amené, à l’aide d’un treuil de halage, du stock situé aux abords de l’atelier jusque sur la table de démontage, surplombée par un monorail supportant une clé à chocs dont le contrepoids facilite le positionnement rapide sur les têtes de boulons.

Les boulons résistants au desserrage sont coupés au chalumeau et un examen visuel sommaire permet d’éliminer les pièces cassées ainsi évacuées hors de l’atelier.

  • Le contrôle : Après examen des chaînes suivant deux plans rectangulaires, on écarte les éléments dont un maillon, au moins, présente des criques, une usure anormale ou une déformation.

On procède ensuite au contrôle de l’usure (évaluée à l’aide d’un gabarit), et à celui de l’allongement (mesuré sur un banc spécial où les chaînes sont soumises à une tension de 1500 kg), dont des limites très précises d’usure et d’allongement sont établies au-delà desquelles intervient l’élimination.

Un double convoyeur à chaîne sans fin auquel les chaînes reconnues bonnes, classées par paires de même longueur sont accrochées, constitue avec 240 crochets un stock tournant permettant d’assurer un travail continu.

Un examen visuel des étriers et des raclettes, permet d’écarter tous ceux qui présentent des signes évidents de fatigue ou de déformation. Des gabarits mesurant l’usure du talon, du pas, ainsi que l’ovalisation des trous d’assemblage leur sont ensuite appliqués.  

Ces derniers ayant satisfait à toutes ces mesures sont classés dans des casiers pivotants, à portée de main des ouvriers chargés du remontage.

  • Le remontage : Une fois ces éléments vérifiés, chaînes, étriers et raclettes sont méthodiquement répartis sur une table spéciale. Placés tout au long de cette table, des guides assurent un positionnement correct des maillons et empêchent que les chaînes ne se vrillent. Le serrage des boulons neufs effectué à l’aide d’une clé à chocs, le tronçon reconstitué est ensuite tiré jusqu’au banc d’essai de traction situé en prolongement de la table de remontage, où il sera soumis à une tension de 26 tonnes, soit 13 tonnes par brin de chaîne.

  • Le conditionnement : Déclarés « bons pour le service » et préparés en vue de leur livraison aux Sièges, les tronçons, après fixation de la première raclette, s’enroulent automatiquement sur un appareil spécial, destiné à faciliter la manutention. L’ouvrier affecté à ce poste n’ayant qu’à surveiller le guidage des chaînes. Ligaturés avec du fil de fer de 5 m/m vrillé par rotation à l’aide d’une perceuse à air comprimé, les tronçons enroulés sont ensuite repris par palan électrique et déposés, en fin de poste, à l’extérieur où l’ensemble du matériel révisé est transporté au Parc Matériel du Fond.

Le tronçon a été entièrement reconstitué. Il ne reste plus qu’à serrer les boulons neufs.

Le tronçon a été tiré jusqu’au banc d’essai final. Les couvercles du coffre de protection ont été rabattus. Dans une minute, le tronçon va être éprouvé par une traction de 26 tonnes.

Composé de 5 ouvriers dont 4 anciens ouvriers mineurs reclassés dans les travaux du Jour sur prescription médicale, ce personnel a trouvé, dès la mise en service de l’atelier en septembre 1965, la bonne cadence et assuré l’approvisionnement régulier des Sièges en passant 30 tronçons par poste, soit en moyenne 150 mètres d’équipages mobiles remis en état.

Mise en rouleau. La première raclette est engagée sur l’appareil.

Le tronçon est presque complétement enroulé : Après ligature, il sera prêt pour la livraison.

Bruits & Lumières, Octobre 1966, n°57 Col APPHIM

Réparation des équipages mobiles aux Ateliers Centraux - par apphim le 10/12/2020 @ 11:26 

À Auchel, un atelier est spécialisé dans la réparation des équipages mobiles de convoyeurs blindés

Pour ses chantiers du fond, le Groupe d’Auchel-Bruay dispose d’un nombre important de convoyeurs blindés dont les chaînes, mises bout à bout, totaliseraient une longueur de 42 km.

Ces chaînes et raclettes ainsi désignées « d’équipages mobiles », sont soumises à de très fortes fatigues, nécessitant de les réviser régulièrement.

marlesateliersconvoyeurs01.jpg

Le treuil de halage étire le tronçon à réparer sur la table de démontage

Le démontage est commencé, le long du mur on aperçoit, face aux trappes correspondantes, les casiers par lesquels les pièces les pièces rebutées sont évacuées hors du bâtiment.

Cette révision jusqu’alors confiée à des entreprises privées, est effectuée depuis septembre 1965 dans un atelier dont l’organisation a été conçue de manière à réunir les meilleures conditions de travail en veillant, à la répartition concrète des tâches, à la réduction maximale de la manutention, à la rapidité et à la précision des contrôles, à la souplesse du stockage des pièces entre chaque poste de travail.

Le desserrage des boulons se fait aisément avec une clé à chocs très maniable.

Sur ce banc d’essai, les chaînes sont soumises à une tension de 1500 kg, un cadran permet d’évaluer le degré d’allongement.

L’atelier, logé dans un bâtiment de 13 m x 7,50 m, comporte quatre sections par lesquelles le matériel passe une série d’opérations successives, aboutissant à sa remise en parfaite état de fonctionnement.

Suivons, dans le détail, le trajet d’un tronçon d’équipages mobiles.

Contrôle au gabarit du pas d’un étrier.

Préparation du remontage. Les éléments de chaînes sont disposés avec méthode sur la table.

  • Le démontage : Le tronçon à réparer est amené, à l’aide d’un treuil de halage, du stock situé aux abords de l’atelier jusque sur la table de démontage, surplombée par un monorail supportant une clé à chocs dont le contrepoids facilite le positionnement rapide sur les têtes de boulons.

Les boulons résistants au desserrage sont coupés au chalumeau et un examen visuel sommaire permet d’éliminer les pièces cassées ainsi évacuées hors de l’atelier.

  • Le contrôle : Après examen des chaînes suivant deux plans rectangulaires, on écarte les éléments dont un maillon, au moins, présente des criques, une usure anormale ou une déformation.

On procède ensuite au contrôle de l’usure (évaluée à l’aide d’un gabarit), et à celui de l’allongement (mesuré sur un banc spécial où les chaînes sont soumises à une tension de 1500 kg), dont des limites très précises d’usure et d’allongement sont établies au-delà desquelles intervient l’élimination.

Un double convoyeur à chaîne sans fin auquel les chaînes reconnues bonnes, classées par paires de même longueur sont accrochées, constitue avec 240 crochets un stock tournant permettant d’assurer un travail continu.

Un examen visuel des étriers et des raclettes, permet d’écarter tous ceux qui présentent des signes évidents de fatigue ou de déformation. Des gabarits mesurant l’usure du talon, du pas, ainsi que l’ovalisation des trous d’assemblage leur sont ensuite appliqués.  

Ces derniers ayant satisfait à toutes ces mesures sont classés dans des casiers pivotants, à portée de main des ouvriers chargés du remontage.

  • Le remontage : Une fois ces éléments vérifiés, chaînes, étriers et raclettes sont méthodiquement répartis sur une table spéciale. Placés tout au long de cette table, des guides assurent un positionnement correct des maillons et empêchent que les chaînes ne se vrillent. Le serrage des boulons neufs effectué à l’aide d’une clé à chocs, le tronçon reconstitué est ensuite tiré jusqu’au banc d’essai de traction situé en prolongement de la table de remontage, où il sera soumis à une tension de 26 tonnes, soit 13 tonnes par brin de chaîne.

  • Le conditionnement : Déclarés « bons pour le service » et préparés en vue de leur livraison aux Sièges, les tronçons, après fixation de la première raclette, s’enroulent automatiquement sur un appareil spécial, destiné à faciliter la manutention. L’ouvrier affecté à ce poste n’ayant qu’à surveiller le guidage des chaînes. Ligaturés avec du fil de fer de 5 m/m vrillé par rotation à l’aide d’une perceuse à air comprimé, les tronçons enroulés sont ensuite repris par palan électrique et déposés, en fin de poste, à l’extérieur où l’ensemble du matériel révisé est transporté au Parc Matériel du Fond.

Le tronçon a été entièrement reconstitué. Il ne reste plus qu’à serrer les boulons neufs.

Le tronçon a été tiré jusqu’au banc d’essai final. Les couvercles du coffre de protection ont été rabattus. Dans une minute, le tronçon va être éprouvé par une traction de 26 tonnes.

Composé de 5 ouvriers dont 4 anciens ouvriers mineurs reclassés dans les travaux du Jour sur prescription médicale, ce personnel a trouvé, dès la mise en service de l’atelier en septembre 1965, la bonne cadence et assuré l’approvisionnement régulier des Sièges en passant 30 tronçons par poste, soit en moyenne 150 mètres d’équipages mobiles remis en état.

Mise en rouleau. La première raclette est engagée sur l’appareil.

Le tronçon est presque complétement enroulé : Après ligature, il sera prêt pour la livraison.

Bruits & Lumières, Octobre 1966, n°57 Col APPHIM

(10/12/2020 @ 11:26)

Fosse 1 ou Fosse Poussière - par apphim le 27/11/2020 @ 07:57 

Fosse 1 de Courrières

Mis en service en 1849, d'un diamètre de 3,50 m, ce puits fut le 1er du département du Pas de Calais. C'est grâce au personnel de la compagnie de Douchy que fut réalisé ce fonçage à l'entrée de Courrières sur la route d'Hénin-Beaumont. La fosse exploite un gisement de charbons maigres mais très grisouteux. La fosse est terminée en 1851 et le puits atteint 265 m en 1952. Cette fosse fut vite surnommée "Poussière", à cause des poussières dégagées lors de l'exploitation. Le houiller est atteint à 147 m.

couplan01.png

La fosse rencontre les veines Espérance, Noisiez, Gaillard, veine à baudets, veine du Midi, veine du Nord, veine à mouches mais seules 5 étaient exploitables. Le charbon est transporté dans des berlines en bois contenant 350 kg. Elles sont culbutées au fond et le charbon est remonté dans des caisses de 1050 kg. L'air arrive grâce à un ventilateur de 4 m de diamètre. Les eaux ésont épuisées au moyen de caisses de 20 hL. Trois chaudières à vapeur semi-tubulaires (150, 130 et 100 m3) ainsi que 6 machines à vapeur équipaient le site (200 Ch pour l'extraction, 169 Ch pour la ventilation, 327 Ch pour l'épuisement, 4 Ch pour l'alimentation et 3,4 Ch pour les pompes élévatoires). En 1881, la première machine à air comprimé est installée. Joseph Mathieu se fait construire son habitation « Château de la poussière » face à la fosse. En 5 ans, la fosse produit difficilement 20000 T de charbons.

45176970_p.jpg

Le cuvelage est fait en bois de 8 à 90 m de profondeur. Des accrochages sont réalisés à -146,-184,-211,-231 m et -250 m. La Fosse est  arrêtée en 1888 après avoir produit 738786 T, son gisement étant trop accidenté. Le puits sert aux recherches de gisement et à l'aérage pour être remblayé en 1914. La colonne du puits est simplement remblayée entre les serrements des bowettes Sud et Nord à -183. Un cuvelage en fonte est établit à l'accrochage -146 pour couper la communication avec la fosse 7. Les autres accrochages n'ont pas été aménagés car ils étaient inondés depuis longtemps et servaient de bouniou. Les allemands ont édifié un blockhaus sur le terril de la fosse 1 (exploité et jamais répertorié par les houillères).

En 2009, ne subsiste qu'un ancien atelier transformé en brasserie et les vestiges du château de la poussière.

c13.jpg

Fosse 1 ou Fosse Poussière - par apphim le 27/11/2020 @ 07:57 

Fosse 1 de Courrières

Mis en service en 1849, d'un diamètre de 3,50 m, ce puits fut le 1er du département du Pas de Calais. C'est grâce au personnel de la compagnie de Douchy que fut réalisé ce fonçage à l'entrée de Courrières sur la route d'Hénin-Beaumont. La fosse exploite un gisement de charbons maigres mais très grisouteux. La fosse est terminée en 1851 et le puits atteint 265 m en 1952. Cette fosse fut vite surnommée "Poussière", à cause des poussières dégagées lors de l'exploitation. Le houiller est atteint à 147 m.

couplan01.png

La fosse rencontre les veines Espérance, Noisiez, Gaillard, veine à baudets, veine du Midi, veine du Nord, veine à mouches mais seules 5 étaient exploitables. Le charbon est transporté dans des berlines en bois contenant 350 kg. Elles sont culbutées au fond et le charbon est remonté dans des caisses de 1050 kg. L'air arrive grâce à un ventilateur de 4 m de diamètre. Les eaux ésont épuisées au moyen de caisses de 20 hL. Trois chaudières à vapeur semi-tubulaires (150, 130 et 100 m3) ainsi que 6 machines à vapeur équipaient le site (200 Ch pour l'extraction, 169 Ch pour la ventilation, 327 Ch pour l'épuisement, 4 Ch pour l'alimentation et 3,4 Ch pour les pompes élévatoires). En 1881, la première machine à air comprimé est installée. Joseph Mathieu se fait construire son habitation « Château de la poussière » face à la fosse. En 5 ans, la fosse produit difficilement 20000 T de charbons.

45176970_p.jpg

Le cuvelage est fait en bois de 8 à 90 m de profondeur. Des accrochages sont réalisés à -146,-184,-211,-231 m et -250 m. La Fosse est  arrêtée en 1888 après avoir produit 738786 T, son gisement étant trop accidenté. Le puits sert aux recherches de gisement et à l'aérage pour être remblayé en 1914. La colonne du puits est simplement remblayée entre les serrements des bowettes Sud et Nord à -183. Un cuvelage en fonte est établit à l'accrochage -146 pour couper la communication avec la fosse 7. Les autres accrochages n'ont pas été aménagés car ils étaient inondés depuis longtemps et servaient de bouniou. Les allemands ont édifié un blockhaus sur le terril de la fosse 1 (exploité et jamais répertorié par les houillères).

En 2009, ne subsiste qu'un ancien atelier transformé en brasserie et les vestiges du château de la poussière.

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(27/11/2020 @ 07:57)

Le puits Hottinguer - par apphim le 19/11/2020 @ 14:52 

Le puits Hottinguer

hottinguer01.jpg

Le puits est foncé le 26 mai 1863 et qui, le 17 novembre 1871, atteindra une veine de 4 m de hauteur à la profondeur de 618 m, faisant de lui l’un des plus profonds de France. Cette tour surnommée « Malakoff » contenait un dispositif de montée et descente d’un piston-cage se déplaçant dans un tube par dépression ou par pression de l’air contenu au-dessus du piston. Ce tube de 558 m de hauteur comprenait 485 viroles en tôles d’acier de 1,6 m de diamètre assemblées entre-elles par boulonnage. Lors de la montée de la cage, une machine pneumatique aspirait l’air et la descente se faisait en réintroduisant ce gaz par des vannes de régulation. L’épaisseur de 8 mm des tôles donnait à ce système révolutionnaire une masse d’environ 350 t. L’ensemble fut arrêté en 1887 après le décès de son concepteur.

Le puits faisait 4,25 m de diamètre et comprenait quatre compartiments : tube, échelles, aérage et extraction par câbles. Ce tube sera ensuite utilisé pour l’aérage, puis son démontage interviendra en 1906. La tour recevra un nouveau chevalement en bois ainsi qu’une machine à vapeur, tandis que l’extraction se fera par deux cages circulant dans l’espace disponible. Le Puits Hottinguer fermera définitivement en 1936. Le puits faisait 4,25 m de diamètre et comprenait quatre compartiments : tube, échelles, aérage et extraction par câbles. Ce dispositif pneumatique sera remplacé par une double machine à vapeur de 1.500 ch. Mise en service dès 1882, elle réduira fortement les temps de montée et de descente. Le puits est inscrit aux monuments historiques en 1992.

La centrale électrique, construite en 1910, brûlait tous les mauvais charbons amenés du Puits St-Charles par téléphérique. Elle produisit alors l’éclairage public des communes des environs. Haute de près de 50 m, sa cheminée a dû être réduite de moitié car devenue presque menaçante. (Recherches Pierre Ombrouck)

Entrée du site

Le puits Hottinguer - par apphim le 19/11/2020 @ 14:52 

Le puits Hottinguer

hottinguer01.jpg

Le puits est foncé le 26 mai 1863 et qui, le 17 novembre 1871, atteindra une veine de 4 m de hauteur à la profondeur de 618 m, faisant de lui l’un des plus profonds de France. Cette tour surnommée « Malakoff » contenait un dispositif de montée et descente d’un piston-cage se déplaçant dans un tube par dépression ou par pression de l’air contenu au-dessus du piston. Ce tube de 558 m de hauteur comprenait 485 viroles en tôles d’acier de 1,6 m de diamètre assemblées entre-elles par boulonnage. Lors de la montée de la cage, une machine pneumatique aspirait l’air et la descente se faisait en réintroduisant ce gaz par des vannes de régulation. L’épaisseur de 8 mm des tôles donnait à ce système révolutionnaire une masse d’environ 350 t. L’ensemble fut arrêté en 1887 après le décès de son concepteur.

Le puits faisait 4,25 m de diamètre et comprenait quatre compartiments : tube, échelles, aérage et extraction par câbles. Ce tube sera ensuite utilisé pour l’aérage, puis son démontage interviendra en 1906. La tour recevra un nouveau chevalement en bois ainsi qu’une machine à vapeur, tandis que l’extraction se fera par deux cages circulant dans l’espace disponible. Le Puits Hottinguer fermera définitivement en 1936. Le puits faisait 4,25 m de diamètre et comprenait quatre compartiments : tube, échelles, aérage et extraction par câbles. Ce dispositif pneumatique sera remplacé par une double machine à vapeur de 1.500 ch. Mise en service dès 1882, elle réduira fortement les temps de montée et de descente. Le puits est inscrit aux monuments historiques en 1992.

La centrale électrique, construite en 1910, brûlait tous les mauvais charbons amenés du Puits St-Charles par téléphérique. Elle produisit alors l’éclairage public des communes des environs. Haute de près de 50 m, sa cheminée a dû être réduite de moitié car devenue presque menaçante. (Recherches Pierre Ombrouck)

Entrée du site

(19/11/2020 @ 14:52)

22/01/2021 @ 13:11