Le musée de Lewarde : Centre Historique Minier

LE CENTRE HISTORIQUE MINIER DE LEWARDE (59)

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En 1973, CDF décide de créer un musée de la Mine dans le Nord/Pas-de-Calais. Le choix se fait sur l’ancienne Delloye de LEWARDE qui a produit  8,59 millions de T de charbon de 1927 à 1971 (date de sa fermeture). Après une dizaine d’années de travaux d’aménagement, le musée rebaptisé ‘’Centre Historique Minier’’ ouvre enfin ses portes en 1984. C’est l’un des trois sites de mémoire de la région du Nord/Pas-de-Calais avec le siège 11/19 de LOOS-EN-GOHELLE et la fosse no 9/9 bis d’OIGNIES. C’est un musée certifié Label musée de France qui est aussi un lieu de rencontre qui sert souvent à des tournages de films historiques.

La création du Centre Historique Minier

Pour sécuriser l’ensemble par rapport aux fuites de gaz qui pourrait remonter à la surface, CDF a matérialisé les têtes des puits Delloye no 1 et 2 en y installant des exutoires de grisou (contrôles réguliers) par le BRGM. La plupart des bâtiments du jour ont été préservés (sauf le château d’eau qui a été détruit et une partie de la dynamitière) et aménagés pour les visites. A quelques dizaines de mètres du site,  on peut encore apercevoir les bases des terrils cavaliers nos 220 (au sud) et 220A (au nord). A l’intérieur du Centre Historique, on a reconstitué des galeries aménagées avec du matériel provenant de fosses qui fermaient pour expliquer l’exploitation et on a  aménagé des locaux pour conserver les nombreuses d’archives (documents, plans, photos, vidéos, …) qu’on a sauvées de la destruction. On recense aujourd’hui 7 000 ouvrages et on a récupéré 550 000 documents photographiques. Depuis le 21 septembre 2009, les bâtiments sont classés aux monuments historiques et la fosse Delloye dans son ensemble fait partie du patrimoine labellisé par l’UNESCO depuis le 30 juin 2012 (site n°23).

Description du site en 2016

On peut voir aujourd’hui :

  • les bâtiments de recette et d'extraction et les chevalements des puits n° 1 et 2,
  • la salle des compresseurs,
  • le hall vitré,
  • la salle du ventilateur,
  • le criblage,
  • l'ensemble des différentes passerelles,
  • l'ancien atelier,
  • le bâtiment d'accueil,
  • le bâtiment à usage administratif et le centre de documentation,
  • la salle des bains-douches,
  • la lampisterie,
  • l'infirmerie, le garage à vélos et les toilettes,
  • la dynamitière (dynamiterie en langage minier),
  • l'ancienne scierie (aujourd'hui restaurant),
  • le bâtiment de la bascule,
  • la maison de concierge.

Synthèse JED BARKATI pour l'APPHIM

Locotracteurs du Musée de la Mine à Lewarde (59)

Cet imposant musée, dénommé à juste titre "Centre Historique Minier", est situé sur le carreau de l'ancienne fosse Delloye à Lewarde (59) près de Douai, et expose, outre diverses machines, plusieurs locotracteurs de mine observables en surface et en galerie.

Or, si à l'origine les mines du groupe de Douai-Aniche étaient en voies de 570 d'écartement, les voies de roulage du musée sont à l'écartement de 600. Comme ce dernier était celui de la plupart des mines du Pas-de-Calais, et que certains de ces locotracteurs sont issus du groupe de Lens-Liévin (62), on peut croire que les rails de ce musée en proviennent aussi, de même que les berlines qui sont dessus. Néanmoins, cette particularité ne modifie en rien le saisissant réalisme du lieu.


3 locotracteurs diesel Berry (ancien constructeur lillois) y ont été répertoriés :

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3735 T2 n°629 : moteur Piquand PT2 de 30 ch, masse de 6 t, voie de 600. Déclaré provenant des Ateliers Centraux de Wingles et donc de Lens-Liévin, il est exposé devant le parking réservé aux véhicules des visiteurs du musée.

3735 T2 n°657 : moteur Piquand PT2 de 30 ch, masse de 6 t, voie de 600. Supposé être de la même provenance que celui ci-dessus, il n'est pas visible car stocké dans un enclos interdit au public et contenant d'autres matériels.
Toutefois, le n°657 est aussi celui d'un loco de même type circulant autour du Musée de la Mine de Noyant-d'Allier (03), et originaire de Oignies (62). Or, leurs plaques étant des reproductions, une confusion n'est pas à rejeter.

3728 : n° inexistant, moteur CLM CR2 de 24 ch, masse de 6 t, voie de 570. Relevé dans le même enclos que ci-dessus, il appartenait bien à Douai-Aniche.
Peut-être l'un des deux derniers locotracteurs de ce type, mais aussi le seul rescapé de tous les Berry qui étaient dans les mines du département du Nord, cette machine mériterait de trôner ailleurs qu'au milieu d'un site inaccessible.

Autres engins "circulants": il faut distinguer ceux de surface de ceux du fond.
Ceux de surface en voie de 1435 : la locomotive à vapeur de Fives-Lille (1938) appelée "Marguerite", le locotracteur diesel et le pousseur de wagons issus des des mines de Lens, la grue sur rails qui représente à celle seule une pièce rare.
Ceux du fond en voie de 600 : le loco à batteries (Fenwick ?) qui avait baladé naguère les visiteurs sur le carreau, l'autre plus puissant à double cabine, ainsi que le loco Decauville type TMB 25 ou 30 à moteur Baudouin DB2 de 25/30 ch.
Mais cette liste n'est pas exhaustive et rien ne remplace une visite à Lewarde !
                                      Article et photos Pierre Ombrouck pour l'APPHIM


Date de création : 15/08/2015 15:30
Catégorie : L'asso et ses actions - Les musées de la mine
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