Nouvelles des Amis -
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La mine Amélie (VA2), puits 2

Le chevalement dans les années 20
Le fonçage du puits Amélie 2 commence en 1911 sous la direction de la Gewerkschaft Deutsche Kaliwerke, à environ 700 mètres du puits Amélie 1 (le tout premier puits du bassin). Les deux structures sont rapidement reliées par des galeries souterraines pour assurer la ventilation et la sécurité (Amélie 2 servant principalement au retour d'air).
D’un diamètre de 4,5 mètres, le puits atteint initialement une profondeur de 577 mètres. En 1913, la société allemande Humboldt y érige un imposant chevalement métallique de 44 mètres de haut, coiffé d'un toit en tôle ondulée. Côté machinerie, le puits est équipé d'une poulie Koëpe animée par un premier moteur électrique de 235 kW. Le site devient pleinement opérationnel au cours de l'année 1914.

Le site dans les années 60
Le déclenchement de la Première Guerre mondiale interrompt brutalement l'extraction, qui ne reprend qu'en 1920 sous l'égide des autorités françaises. Dès 1921, le système d'extraction est modernisé par l'adjonction d'un second moteur de 235 kW de marque Brown Boveri. Cette même année est assombrie par un tragique coup de grisou qui coûte la vie à plusieurs mineurs.
Par la suite, le carreau de la mine Amélie 2 s’industrialise rapidement :
- 1921 : Mise en service de la toute première usine à brome des MDPA.
- 1923 : Construction d'un nouveau bâtiment de recette.
- 1929 : Installation d’une première turbine à vapeur destinée à la production d’électricité locale.
- 1950 : Introduction au fond du premier « mineur continu » de marque Joy, une machine d'abattage révolutionnaire pour l'époque.

Le premier chevalement d'Amélie 2

La première poulie Koëpe
En 1950, l'extraction proprement dite cesse au puits 2, qui est alors reconfiguré pour assurer exclusivement le service (matériel et personnel) et l'aérage au profit du puits Amélie 1.
Afin de suivre l’approfondissement des chantiers du fond, le puits est ravalé en 1964 pour atteindre 660 mètres de profondeur. En 1982, sa tête de chevalement, devenue vétuste, est entièrement remplacée, ramenant sa hauteur hors-mât à 39 mètres. La machine d’extraction d’origine cède sa place cette même année à une nouvelle poulie Koëpe moderne. Au sommet de son activité, au 31 décembre 1982, le complexe d’Amélie (regroupant les installations et la cité minière adjacente) emploie jusqu'à 5 656 personnes.

Photo association Kalivie années 80

La deuxième poulie Koëpe

Démolition du chevalement, photo de COLOMBO Loic

Démolition du chevalement, photo de COLOMBO Loic
Après l'arrêt définitif des mines de potasse au début des années 2000, les infrastructures d'Amélie 2 sont progressivement démantelées. Le puits, mesurant finalement près de 680 mètres avec ses installations résiduelles, est remblayé entre juin 2008 et juillet 2009. Fidèles aux traditions minières, les ouvriers effectuent une ultime « dernière cordée » pour remonter solennellement la statue de Sainte Barbe, patronne des mineurs.
Au total, le puits Amélie 2 aura vu transiter 4,8 millions de tonnes de sel brut. Le 8 décembre 2009, son chevalement métallique est définitivement abattu, tournant ainsi l'une des pages les plus importantes de l’histoire industrielle d’Alsace.

Vue satellite en 2007. Les bâtiments barrés ont été détruits en 2009.
Seule la loge du gardien est conservée en 2010, vendue à une entreprise.

Loge du gardien

Ancienne entrée principale d'Amélie 2.

Entrée de la mine Amélie 1 et Garages Généraux des MDPA, repris par la commune et transformés en Ateliers Municipaux.
Jean-Louis HUOT pour l'APPHIM
Dernière mise à jour : 25/06/2026 17:28