Nouvelles des Amis -
Site de l'association Apphim association pour la pérennisation du patrimoine historique industriel et minier
Cité de la solitude des Mines d’Anzin
La cité de la Solitude, édifiée en 1924 à Vieux-Condé pour les ouvriers de la fosse Ledoux de la Compagnie des mines d’Anzin, constitue l’un des plus remarquables exemples de cité-jardin du bassin minier du Nord. Son urbanisme se distingue par un tracé original aux lignes courbes, rompant avec le plan orthogonal habituellement adopté dans les cités minières. Les habitations, regroupées par deux ou trois logements, s’intègrent harmonieusement dans un environnement aéré où les espaces verts occupent une place importante.

Vue aérienne de la cité en 1960
L’architecture reflète parfaitement le style développé par les Mines d’Anzin au début du XXᵉ siècle : façades en briques rouges, ouvertures soulignées par des frontons décoratifs, toitures soignées et recherche d’une certaine qualité esthétique destinée à améliorer les conditions de vie des familles de mineurs. Cette conception s’inscrit dans le mouvement des cités-jardins, qui visait à offrir un cadre de vie plus sain et plus agréable aux travailleurs de l’industrie minière.

La cité de la Solitude vers 1930
Étroitement liée à l’exploitation de la fosse Ledoux, la cité témoigne de la politique sociale menée par la Compagnie des mines d’Anzin, l’une des plus importantes compagnies minières françaises. Au-delà de sa fonction résidentielle, elle illustre l’organisation de la vie quotidienne dans les communautés minières et l’évolution des modèles d’habitat ouvrier au cours du XXᵉ siècle.

Cette cité fait partie des 353 sites du Bassin Minier Nord-Pas de Calais, inscrits au Patrimoine Mondial de l’UNESCO en 2012.
Sources : Mission Bassin minier-APPHIM
Jean-Louis HUOT pour l’APPHIM
Dernière mise à jour : 26/10/2026 07:09