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Site de l'association Apphim association pour la sauvegarde du patrimoine historique industriel et minier


Le lavoir - par apphim le 07/01/2020 @ 16:58 

Le lavoir de Liévin

lievinusines04.jpg

Il est mis en service en 1928. Dès 1946, il traite tous les charbons du Groupe de Liévin (gras). Après sa modernisation, il sera alimenté à raison de 600 T/h. Dès 1963, il peut traiter les plus petit calibres (0-20 mm) des fosses 6 et 7 du Groupe de Liévin. Il est alimenté par la fosse 6 par une bande transporteuse de 1500 m de longueur. Les charbons de la fosse 7 arrivent par wagons.

lievinlavoir03.JPG

Malheureusement, la fosse 6/6bis s’arrête en 1971. Le lavoir retraite alors les terrils de Noeux les Mines et Wingles. En effet, ces anciens terrils ont été édifiés à une époque où les lavoirs n’étaient pas très efficaces pour séparer les petits calibres.

lievinlavoir01.jpeg

Ils contiennent encore une part importante de charbons. Trois millions de tonnes seront ainsi relavées pour une production de charbons de 750000 T, charbon destiné à alimenter les centrales électriques des HBNPC. Une fois cette opération de relavage terminée, le lavoir devient inutile et cesse de fonctionner le 31 décembre 1977. Il sera démoli en 1979.

lievinusines01.jpg

Il ne reste aucune trace de cette installation.

lievinusines03.jpg

2 le lavoir

Sources : Nuit et Jour/Histoires des Mines et du NPDC Dubois/Minot

Le lavoir - par apphim le 07/01/2020 @ 16:58 

Le lavoir de Liévin

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Il est mis en service en 1928. Dès 1946, il traite tous les charbons du Groupe de Liévin (gras). Après sa modernisation, il sera alimenté à raison de 600 T/h. Dès 1963, il peut traiter les plus petit calibres (0-20 mm) des fosses 6 et 7 du Groupe de Liévin. Il est alimenté par la fosse 6 par une bande transporteuse de 1500 m de longueur. Les charbons de la fosse 7 arrivent par wagons.

lievinlavoir03.JPG

Malheureusement, la fosse 6/6bis s’arrête en 1971. Le lavoir retraite alors les terrils de Noeux les Mines et Wingles. En effet, ces anciens terrils ont été édifiés à une époque où les lavoirs n’étaient pas très efficaces pour séparer les petits calibres.

lievinlavoir01.jpeg

Ils contiennent encore une part importante de charbons. Trois millions de tonnes seront ainsi relavées pour une production de charbons de 750000 T, charbon destiné à alimenter les centrales électriques des HBNPC. Une fois cette opération de relavage terminée, le lavoir devient inutile et cesse de fonctionner le 31 décembre 1977. Il sera démoli en 1979.

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Il ne reste aucune trace de cette installation.

lievinusines03.jpg

2 le lavoir

Sources : Nuit et Jour/Histoires des Mines et du NPDC Dubois/Minot

(07/01/2020 @ 16:58)

Sainte Barbe à Estevelles - par apphim le 12/12/2019 @ 16:50 

Sainte Barbe à Estevelles

Samedi 7 décembre 2019

La municipalité d'Estevelles a décidé de remettre à l'honneur une fête traditionnelle de notre bassin minier : Sainte Barbe. En effet, M. Le Maire s'est associé aux fêtes de Barbara initiées par la Communauté d'Agglomération de Lens-Liévin.

stebarbeestevelles01.jpg

André Dieu en tenue de mineur dans le cortège

Les anciens mineurs en tête aux côtés de pompiers

Contactée depuis quelques mois, notre association a répondu favorablement à la demande de la commune d'Estevelles pour être présente lors de cette manifestation. André Dieu, Marie-Josèphe Delvallez, Paule et Gérard Bustin ont préparé cet événement depuis quelques mois en sillonnant les secteurs de Lens-Liévin et Hénin-Beaumont à la recherche des « Sainte-Barbe » présentes dans les églises et mairies. Ils n'ont pas calculé leur temps et leurs kilomètres pour offrir aux visiteurs 7 planches d'exposition photos des différents lieux visités. L'ensemble était présenté dans les lavabos de la Fosse 24/25 agrémenté de revues, statues, tableaux de Jean Mikolarzyck et divers objets. Le public est venu nombreux. Marie-Josèphe, fille d'une famille de pompiers, a saisi l'occasion pour parler, non sans émotion, du casque de son papa qu'elle a « briqué », avec beaucoup d'huile de coude, avant de venir.

Sainte Barbe veille sur la cérémonie

L'entente musicale réchauffe les coeurs avec "les corons" de Pierre Bachelet

La Sainte Barbe en peinture, dévoilée pour l'occasion

Et c'est bien l'idée de M. Alain Szabo, Maire d'Estevelles, de redonner ses lettres de noblesse à la Sainte-Barbe en créant du lien entre corporations, entre citoyens, entre associations... C'est un samedi de fête qui a rythmé la vie de ce village avec le défilé des anciens mineurs, des pompiers et de l'entente musicale d'Estevelles qui a guidé tous les participants en  musique vers la Fosse 24/25.

Les lavabos accueillent la foule

Une partie du stand APPHIM

La cérémonie, en présence d'Evelyne Nachel, Conseillère Départementale, était à la fois émouvante et festive alternant musique, lectures des enfants et minute de silence en hommage à nos mineurs « morts pour la France ». Un tableau de Sainte-Barbe, réalisé par une artiste locale a été dévoilé sous la bienveillance de Barbara, remontée du fond de la Fosse  à sa fermeture en 1991.

Gérard Bustin essaie de se réchauffer, il est présent depuis le matin ...

Marie-Josèphe Delvallez parle du casque de son papa

Cette année, Sainte-Barbe est un temps fort de l'association APPHIM avec la participation à cette journée, notre traditionnel banquet mais aussi une exposition en mars-avril 2020 « Sainte-Barbe ou la fête du mineur » à la médiathèque de Courrières.

La photo finale : M. le Maire entouré des enfants, des pompiers et des mineurs. Tout un symbole!

Le diaporama de la cérémonie : https://apphim.fr/articles.php?lng=fr&pg=1916&mnuid=1638&tconfig=0

Sainte Barbe à Estevelles - par apphim le 12/12/2019 @ 16:50 

Sainte Barbe à Estevelles

Samedi 7 décembre 2019

La municipalité d'Estevelles a décidé de remettre à l'honneur une fête traditionnelle de notre bassin minier : Sainte Barbe. En effet, M. Le Maire s'est associé aux fêtes de Barbara initiées par la Communauté d'Agglomération de Lens-Liévin.

stebarbeestevelles01.jpg

André Dieu en tenue de mineur dans le cortège

Les anciens mineurs en tête aux côtés de pompiers

Contactée depuis quelques mois, notre association a répondu favorablement à la demande de la commune d'Estevelles pour être présente lors de cette manifestation. André Dieu, Marie-Josèphe Delvallez, Paule et Gérard Bustin ont préparé cet événement depuis quelques mois en sillonnant les secteurs de Lens-Liévin et Hénin-Beaumont à la recherche des « Sainte-Barbe » présentes dans les églises et mairies. Ils n'ont pas calculé leur temps et leurs kilomètres pour offrir aux visiteurs 7 planches d'exposition photos des différents lieux visités. L'ensemble était présenté dans les lavabos de la Fosse 24/25 agrémenté de revues, statues, tableaux de Jean Mikolarzyck et divers objets. Le public est venu nombreux. Marie-Josèphe, fille d'une famille de pompiers, a saisi l'occasion pour parler, non sans émotion, du casque de son papa qu'elle a « briqué », avec beaucoup d'huile de coude, avant de venir.

Sainte Barbe veille sur la cérémonie

L'entente musicale réchauffe les coeurs avec "les corons" de Pierre Bachelet

La Sainte Barbe en peinture, dévoilée pour l'occasion

Et c'est bien l'idée de M. Alain Szabo, Maire d'Estevelles, de redonner ses lettres de noblesse à la Sainte-Barbe en créant du lien entre corporations, entre citoyens, entre associations... C'est un samedi de fête qui a rythmé la vie de ce village avec le défilé des anciens mineurs, des pompiers et de l'entente musicale d'Estevelles qui a guidé tous les participants en  musique vers la Fosse 24/25.

Les lavabos accueillent la foule

Une partie du stand APPHIM

La cérémonie, en présence d'Evelyne Nachel, Conseillère Départementale, était à la fois émouvante et festive alternant musique, lectures des enfants et minute de silence en hommage à nos mineurs « morts pour la France ». Un tableau de Sainte-Barbe, réalisé par une artiste locale a été dévoilé sous la bienveillance de Barbara, remontée du fond de la Fosse  à sa fermeture en 1991.

Gérard Bustin essaie de se réchauffer, il est présent depuis le matin ...

Marie-Josèphe Delvallez parle du casque de son papa

Cette année, Sainte-Barbe est un temps fort de l'association APPHIM avec la participation à cette journée, notre traditionnel banquet mais aussi une exposition en mars-avril 2020 « Sainte-Barbe ou la fête du mineur » à la médiathèque de Courrières.

La photo finale : M. le Maire entouré des enfants, des pompiers et des mineurs. Tout un symbole!

Le diaporama de la cérémonie : https://apphim.fr/articles.php?lng=fr&pg=1916&mnuid=1638&tconfig=0

(12/12/2019 @ 16:50)

Banquet de Sainte Barbe - par apphim le 03/12/2019 @ 18:10 

BANQUET DE SAINTE BARBE 2019 À L’APPHIM

stebarbe2019-01.jpg

Les convives photo D. Delecroix

Comme de nombreuses années, le banquet de Sainte Barbe de l’APPHIM est attendu par ses adhérents. Pour notre association, c’est une occasion parmi tant d’autres de se retrouver et de partager des instants d’échanges et de convivialité. Mais il s’agit surtout de perpétuer cette tradition ancestrale du banquet de Sainte Barbe, symbole de fête pour nos mineurs de fond. A l’époque, l’organisation était bien différente avec un briquet « spécial » au fond et parfois, avec le personnel du jour, un repas dans une pièce de la Fosse.

Les entrées Le coucous

En ce dimanche 1er décembre, le foyer Anne Frank, rue Charles Quint à COURRIÈRES, gracieusement mis à la disposition de l’APPHIM par la Municipalité était encore bien rempli pour accueillir les 40 inscrits à notre repas. Hélas, notre ami cuisinier Jed BARKATI étant retenu par d’autres obligations, nous sommes passés par un traiteur. Le traditionnel couscous a encore fait l’unanimité.

Entre apéritif et coucous

Christophe PILCH (Président de la Communauté d’Agglomération HÉNIN-CARVIN et Maire de COURRIÈRES) et Patricia ROUSSEAU (Conseillère Départementale et Maire-Adjointe à la Culture) se sont excusés, retenus par d’autres obligations mais la municipalité de Courrières était bien représentée par la présence de Bernard MONTURY, premier adjoint ainsi que plusieurs conseillers délégués (Annie LE ROUX, Delphine JARRY, et Dominique IANNONE) et conseillers (Carole LESAGE et Hervé FLUET). Jean-Louis HUOT, Président de l’APPHIM, n’a pas manqué de remercier ces élus pour leur présence mais aussi et surtout les fidèles bénévoles de l’association.

Encore un immense merci à eux :

  • Gérard, André et Hervé qui se sont occupés de la vaisselle
  • Gérard, André, Hervé, Chérifa et Ammar qui ont veillé à l’installation de la salle et de la cuisine
  • André, Chérifa, Ammar, Jed, Jean-Patrick et Nicole ainsi que toutes les petites mains qui ont débarrassé, rangé et nettoyé la salle

Même si ce n’est pas l’objectif premier de cette journée, les petits bénéfices serviront comme toujours à poursuivre nos objectifs : conserver la mémoire minière mais aussi la transmettre. Ce sera encore le cas en 2020 avec une grande exposition sur Sainte Barbe en mars-avril à Courrières.

Une partie de cette exposition était d’ailleurs présente ce dimanche avec les planches photos réalisées par André DIEU, Marie-Josèphe DELVALLEZ et Gérard BUSTIN. Nos trois « reporters » arpentent depuis deux mois tout le secteur de LENS-LIEVIN-HENIN à la recherche des « Sainte Barbe » encore sur sites dans les églises ou les mairies. Vous retrouverez leur travail lors des fêtes de Sainte Barbe, ce samedi 7 décembre à Estevelles.

Sainte Barbe de l'APPHIM

Les planches de l'exposition "Sainte Barbe"

Se retrouver, échanger nos histoires et nos anecdotes autour d’un délicieux repas, c’est chose faite. A l’année prochaine…

Toutes les photos du banquet : https://apphim.fr/articles.php?lng=fr&pg=1647&mnuid=1638&tconfig=0

Banquet de Sainte Barbe - par apphim le 03/12/2019 @ 18:10 

BANQUET DE SAINTE BARBE 2019 À L’APPHIM

stebarbe2019-01.jpg

Les convives photo D. Delecroix

Comme de nombreuses années, le banquet de Sainte Barbe de l’APPHIM est attendu par ses adhérents. Pour notre association, c’est une occasion parmi tant d’autres de se retrouver et de partager des instants d’échanges et de convivialité. Mais il s’agit surtout de perpétuer cette tradition ancestrale du banquet de Sainte Barbe, symbole de fête pour nos mineurs de fond. A l’époque, l’organisation était bien différente avec un briquet « spécial » au fond et parfois, avec le personnel du jour, un repas dans une pièce de la Fosse.

Les entrées Le coucous

En ce dimanche 1er décembre, le foyer Anne Frank, rue Charles Quint à COURRIÈRES, gracieusement mis à la disposition de l’APPHIM par la Municipalité était encore bien rempli pour accueillir les 40 inscrits à notre repas. Hélas, notre ami cuisinier Jed BARKATI étant retenu par d’autres obligations, nous sommes passés par un traiteur. Le traditionnel couscous a encore fait l’unanimité.

Entre apéritif et coucous

Christophe PILCH (Président de la Communauté d’Agglomération HÉNIN-CARVIN et Maire de COURRIÈRES) et Patricia ROUSSEAU (Conseillère Départementale et Maire-Adjointe à la Culture) se sont excusés, retenus par d’autres obligations mais la municipalité de Courrières était bien représentée par la présence de Bernard MONTURY, premier adjoint ainsi que plusieurs conseillers délégués (Annie LE ROUX, Delphine JARRY, et Dominique IANNONE) et conseillers (Carole LESAGE et Hervé FLUET). Jean-Louis HUOT, Président de l’APPHIM, n’a pas manqué de remercier ces élus pour leur présence mais aussi et surtout les fidèles bénévoles de l’association.

Encore un immense merci à eux :

  • Gérard, André et Hervé qui se sont occupés de la vaisselle
  • Gérard, André, Hervé, Chérifa et Ammar qui ont veillé à l’installation de la salle et de la cuisine
  • André, Chérifa, Ammar, Jed, Jean-Patrick et Nicole ainsi que toutes les petites mains qui ont débarrassé, rangé et nettoyé la salle

Même si ce n’est pas l’objectif premier de cette journée, les petits bénéfices serviront comme toujours à poursuivre nos objectifs : conserver la mémoire minière mais aussi la transmettre. Ce sera encore le cas en 2020 avec une grande exposition sur Sainte Barbe en mars-avril à Courrières.

Une partie de cette exposition était d’ailleurs présente ce dimanche avec les planches photos réalisées par André DIEU, Marie-Josèphe DELVALLEZ et Gérard BUSTIN. Nos trois « reporters » arpentent depuis deux mois tout le secteur de LENS-LIEVIN-HENIN à la recherche des « Sainte Barbe » encore sur sites dans les églises ou les mairies. Vous retrouverez leur travail lors des fêtes de Sainte Barbe, ce samedi 7 décembre à Estevelles.

Sainte Barbe de l'APPHIM

Les planches de l'exposition "Sainte Barbe"

Se retrouver, échanger nos histoires et nos anecdotes autour d’un délicieux repas, c’est chose faite. A l’année prochaine…

Toutes les photos du banquet : https://apphim.fr/articles.php?lng=fr&pg=1647&mnuid=1638&tconfig=0

(03/12/2019 @ 18:10)

Listing des mineurs de nos archives - par apphim le 07/11/2019 @ 19:27 

Pour consulter les mineurs présents dans nos archives consultez le pdf

pdf.gif

Listing des mineurs de nos archives - par apphim le 07/11/2019 @ 19:27 

Pour consulter les mineurs présents dans nos archives consultez le pdf

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(07/11/2019 @ 19:27)

Raval du puits 5 ter - par apphim le 17/10/2019 @ 15:29 

Les travaux de raval au puits 5ter en 1952

Les puits sont les artères vitales de la mine. L'accroissement de leur possibilité de débit comme leur approfondissement occupent une place primordiale dans l'effort de modernisation. On remarque dans notre groupe (BRUAY ndlr) une intensification des travaux de fonçage. Ils existe actuellement trois ravals en cours à Bruay: au 4 ter, au 7bis et au 5ter.

bruayraval5ter01.jpg

De telles entreprises nécessitent des installations extrêmement coûteuses et particulièrement soignées dont l'un des objectifs essentiels est d'assurer la sécurité du personnel. C'est pourquoi, dans la majorité des cas, les fonçages se poursuivent au delà des limites immédiatement utiles pour atteindre la profondeur des futurs étages d'exploitation.

Le travail des «ravaleurs», ces hommes qui perforent verticalement la cuirasse terrestre, a toujours été pénible. La mécanisation s'est relativement peu introduite dans ces travaux, comparativement aux chantiers d'abbatage.

L'emploi des meilleurs marteaux perforateurs, d'explosifs plus énergétiques, ne suffira pas si le gros travail que représentent le chargement et l'évacuation des déblais ne quitte pas la main de l'homme pour être réalisé par une machine puissante.

C'est au 5ter, puits de retour d'air qui, de l'étage 564 doit, atteindre 679 mètres, que sont mises à l'épreuve des méthodes plus rationnelles. Parmi les moyens préconisés pour faciliter le déblai c'est l'emploi de la chargeuse Eimco qui a été choisi.

Nous avons déjà d'habiles ouvriers qui sont allés faire un stage avec les ravaleurs du Groupe de Lens. Ils se sont initiés à la manœuvre de la chargeuse utilisée dans ces conditions.

Au début, quelques difficultés auraient pu décevoir nos équipes de fonçage; bien au contraire les ravaleurs s'acharnent contre l'imprévu et mettent au point une nouvelle méthode de travail.

La chargeuse qui se déplace sur un chemin de roulement composé de 2 rails fixes de 1,20 m et de 2 allonges de 1,20 m exige beaucoup d'habilité de la part de son conducteur. L'efficacité de cette machine est étroitement associée à la qualité du tir qui doit fournir le moins possible de gros blocs, car le godet ne pourrait les dégager. Aussi les trous de mines, forés à 2,40 m, doivent-ils être assez nombreux et rapprochés. Chacun d'eux reçoit de 600 à 700 grammes de dynamite-gomme et l'ensemble du tir comprend environ 70 mines : le bouchon (20 mines) et la couronne (30 mines).

Les mines étant reliées entre-elles par un cordon détonnant, une seule amorce est nécessaire pour un tir. Le problème important qui se pose alors est d'évacuer l'impressionnante masse de terres le plus rapidement possible avec le minimum de peine pour les hommes. C'est sur cette phrase du travail que devaient se porter les efforts pour améliorer le rendement et l'on peut dire que les résultats s'avèrent prometteurs.

L'installation de tête de raval doit être soignée et souvent contrôlée. Le chef de trappe connaît toute l'importance de son rôle. Il veille à ce que ne rien ne puisse tomber sur ses camarades situés à 80 mètres plus bas. Il fait la police lorsque les trappes sont entr’ouvertes et les tient parfaitement propres.

Quand le cuffat a remonté sa pleine charge de terre, une trémie roulante amenée au-dessus de la berline vide permet le déversement correct.

Le rôle du mécanicien n'est pas des moindres. La circulation dans un puits en fonçage, intense et variée, exige des manœuvres multiples et précises. Qu'il s'agisse de descendre le personnel avec le panier ou le lourd matériel, comme la chargeuse, suspendu au mousqueton, il faut, aux commandes de la machine, un homme adroit et constamment maître de ses réflexes.

Nos mécaniciens ont acquis la confiance de leurs camarades et sans émotion que ceux-ci enjambent le panier pour la descente.

Une fois le puits creusé, il s'agit de le maçonner. Dans certains Groupe,s on coule du béton derrière un coffrage.

Lampe au chapeau septembre 1952, col APPHIM

Raval du puits 5 ter - par apphim le 17/10/2019 @ 15:29 

Les travaux de raval au puits 5ter en 1952

Les puits sont les artères vitales de la mine. L'accroissement de leur possibilité de débit comme leur approfondissement occupent une place primordiale dans l'effort de modernisation. On remarque dans notre groupe (BRUAY ndlr) une intensification des travaux de fonçage. Ils existe actuellement trois ravals en cours à Bruay: au 4 ter, au 7bis et au 5ter.

bruayraval5ter01.jpg

De telles entreprises nécessitent des installations extrêmement coûteuses et particulièrement soignées dont l'un des objectifs essentiels est d'assurer la sécurité du personnel. C'est pourquoi, dans la majorité des cas, les fonçages se poursuivent au delà des limites immédiatement utiles pour atteindre la profondeur des futurs étages d'exploitation.

Le travail des «ravaleurs», ces hommes qui perforent verticalement la cuirasse terrestre, a toujours été pénible. La mécanisation s'est relativement peu introduite dans ces travaux, comparativement aux chantiers d'abbatage.

L'emploi des meilleurs marteaux perforateurs, d'explosifs plus énergétiques, ne suffira pas si le gros travail que représentent le chargement et l'évacuation des déblais ne quitte pas la main de l'homme pour être réalisé par une machine puissante.

C'est au 5ter, puits de retour d'air qui, de l'étage 564 doit, atteindre 679 mètres, que sont mises à l'épreuve des méthodes plus rationnelles. Parmi les moyens préconisés pour faciliter le déblai c'est l'emploi de la chargeuse Eimco qui a été choisi.

Nous avons déjà d'habiles ouvriers qui sont allés faire un stage avec les ravaleurs du Groupe de Lens. Ils se sont initiés à la manœuvre de la chargeuse utilisée dans ces conditions.

Au début, quelques difficultés auraient pu décevoir nos équipes de fonçage; bien au contraire les ravaleurs s'acharnent contre l'imprévu et mettent au point une nouvelle méthode de travail.

La chargeuse qui se déplace sur un chemin de roulement composé de 2 rails fixes de 1,20 m et de 2 allonges de 1,20 m exige beaucoup d'habilité de la part de son conducteur. L'efficacité de cette machine est étroitement associée à la qualité du tir qui doit fournir le moins possible de gros blocs, car le godet ne pourrait les dégager. Aussi les trous de mines, forés à 2,40 m, doivent-ils être assez nombreux et rapprochés. Chacun d'eux reçoit de 600 à 700 grammes de dynamite-gomme et l'ensemble du tir comprend environ 70 mines : le bouchon (20 mines) et la couronne (30 mines).

Les mines étant reliées entre-elles par un cordon détonnant, une seule amorce est nécessaire pour un tir. Le problème important qui se pose alors est d'évacuer l'impressionnante masse de terres le plus rapidement possible avec le minimum de peine pour les hommes. C'est sur cette phrase du travail que devaient se porter les efforts pour améliorer le rendement et l'on peut dire que les résultats s'avèrent prometteurs.

L'installation de tête de raval doit être soignée et souvent contrôlée. Le chef de trappe connaît toute l'importance de son rôle. Il veille à ce que ne rien ne puisse tomber sur ses camarades situés à 80 mètres plus bas. Il fait la police lorsque les trappes sont entr’ouvertes et les tient parfaitement propres.

Quand le cuffat a remonté sa pleine charge de terre, une trémie roulante amenée au-dessus de la berline vide permet le déversement correct.

Le rôle du mécanicien n'est pas des moindres. La circulation dans un puits en fonçage, intense et variée, exige des manœuvres multiples et précises. Qu'il s'agisse de descendre le personnel avec le panier ou le lourd matériel, comme la chargeuse, suspendu au mousqueton, il faut, aux commandes de la machine, un homme adroit et constamment maître de ses réflexes.

Nos mécaniciens ont acquis la confiance de leurs camarades et sans émotion que ceux-ci enjambent le panier pour la descente.

Une fois le puits creusé, il s'agit de le maçonner. Dans certains Groupe,s on coule du béton derrière un coffrage.

Lampe au chapeau septembre 1952, col APPHIM

(17/10/2019 @ 15:29)

15/01/2020 @ 23:41