Le siège de Sainte-Marie

Le siège de Sainte Marie

Le puits 2 en fonçage et le puits 1 en cours d'achèvement vers 1900

Né d'une décision prise en 1890 pour exploiter le sud du bassin, le siège de Sainte-Marie s'articule autour de deux puits principaux : le n° 1, creusé entre 1893 et 1896 jusqu'à 340,76 mètres de profondeur, et le n° 2, foncé de 1898 à 1901 pour atteindre 220 mètres. Le site de surface regroupe l'ensemble des infrastructures nécessaires à la mine — bureaux, ateliers, lampisterie, parc à bois de 3 hectares et réservoir d'eau — ainsi qu'un système d'aérage s'appuyant sur les puits environnants (La Bruyère, Blaye puis Lentin). L'remontée du minerai repose initialement sur deux chevalements métalliques de 17 et 20 mètres guidant des câbles en aloès et des cages à wagonnets.

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Le puits Lentin en 1960

Diverses cartes postales du siège vers 1920

Alimenté par la centrale de Carmaux, le site se modernise progressivement. Si l'électricité gagne rapidement l'ensemble des installations, les machines d'extraction restent à vapeur jusqu'en 1920, année où elles cèdent la place à deux moteurs électriques SACM de 650 Ch. Le traitement du charbon se centralise peu à peu : le triage sur place est abandonné en 1932 au profit du lavoir central, tandis que des innovations comme le remblayage mécanique par raclage y sont testées dès 1939.

Diverses cartes postales du siège vers 1920

L'année 1952 marque la mécanisation complète des tailles et le raccordement au siège de concentration de la Tronquié, qui récupère désormais l'ensemble du charbon extrait. Dès lors, les rôles des puits changent : le puits n° 1 est réservé au matériel et au remblai, et le puits n° 2 au transit des mineurs.

Le siège dans les années 60

Après avoir compté jusqu'à 865 salariés en 1962, le siège ferme ses portes en 1973. Le puits n° 2 demeure maintenu en réserve pour la sécurité et la ventilation, jusqu'au rasage complet du site en 1989 pour laisser place à la mine à ciel ouvert de la « grande découverte ». Seul témoin préservé de cette aventure industrielle, l'un des chevalements a été remonté sur la place de la mairie de Blaye-les-Mines.


Vue aérienne de la découverte de Sainte Marie

Le chevalement de Sainte-Marie déplacé, photo Sébastien Berrut patrimoine-minier.fr

Jean-Louis HUOT pour l'APPHIM

Sources : Association Histoire des Mines du Carmausin-Mineurs de fond Carmaux Albi Kowalik GUIOLLARD

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Date de création : 28/06/2013 13:45
Dernière modification : 20/09/2026 17:58
Catégorie : - Le bassin Centre-Midi-Les houillères d'Aquitaine-Groupe Tarn
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