Historique des puits de Carmaux-Albi
Puits de Carmaux-Albi avant le XIXème siècle
La fosse Puellor (1748-1796) est la reprise d’une ancienne mine dite des Mûriers. Il a fallu dégager les boues et les déchets qui obturaient le puits. Une machine à chevaux est installée sur le site.
Puits Las Vautès (1748-1760)
Fosse La Molinière (1748-1760)
Puits Montalbo (1748-1758)
Le puits des Flamands (1752-1758) : Ce puits a repris l’exploitation de l’ancien puits de Montalbo. Il est équipé d’une machine mue par des chevaux. Ce puits a pris le nom « Flamands » à cause des nombreux ouvriers mineurs venaient de la province de Namur en Belgique. Ces mineurs ont rapporté dans le bassin de Carmaux leur savoir-faire : machines d’épuisement, aérage …
La Fosse du Jardin ancien puits « Cros del Ponchon » (1752-1758) existe depuis 1720 renommée du jardin en 1752. Elle exploite une belle veine riche mais un incendie se produit au fond en 1769 ce qui nécessite la fermeture du puits.
Fosse La Roque (1754-1760)
Puits le Frayssé (1754-1765)
Lors de la fermeture de la fosse du Jardin, la fosse Merdialou (1968-1975) est mise en chantier. En fait, c’est une reprise d’un ancien puits. Elle produit 20 000 T de 1768 à 1775. Elle est abandonnée car le charbon est de mauvaise qualité et les éboulements sont fréquents.
Puits Cros Blanc (1769-1782)
Le puits de Candou (1771-1769) exploite une veine de 5 à 6 pieds d’ouverture à 250 pieds de profondeur. En 1783, l’aérage devient de plus en plus compliqué sur le site de Candou. Un incendie se déclare la même année. En 1785, un autre départ de feu est à déplorer, la fosse sert alors à l’exhaure, une machine à feu est installée sur le site en 1788.
La fosse de Falgayrac (1771-1789) est entreprise en même temps que le puits du Candou.
Puits Cros Noir (1771-1782)
La mine de Toulze ou Toulz (1789-1794) existe lors de la Révolution française. Ell est attaquée par les mineurs pour obtenir une augmentation de leurs revenus. Elle est munie d’un manège à chevaux pour une profondeur de 60 toises. Elle a exploité deux veines de charbon mais les travaux sont abandonnés suite à un noyage des travaux du fond.
La fosse Vialar ou Fosse du pré (1791-1796) n’a jamais vraiment été exploitée car les venues d’eau étaient incessantes.
La fosse Cluzel (1792-1799) est une mine concurrente des autres.
Le puits de Castillan (1792-1793) est foncé pour permettre de poursuivre les travaux souterrains du puits Cluzel. Ce puits a exploité une belle veine de charbon utilisable dans les forges.
La Mine de Vabré (1793-1796) est ouverte en 1792. Elle atteint une veine de 3.25 m à 10.70 m. Elle possède une roue à tympan mue par 4 hommes.
Le puits de Castillan vieux (1793-1803)
Puits Cros Fol (1796- ?)
La Fosse du Côteau (1797-1806). C’est la première fosse à dépasser les 100 m de profondeur car elle sera équipée, une grande première pour le bassin, d’une machine à vapeur de 8 Ch en 1811. Cette fosse est touchée par un incendie des installations de surface qui détruit les molettes, des hangars et endommage la machine d’extraction.
Puits de Carmaux-Albi à partir du XIXème siècle
En 1800, seuls les puits du Côteau et Castillan vieux sont encore en service. Ce dernier puits ferme aussi dès 1803. On effectue alors de nouvelles recherches où les premiers puits ont été foncés car la technique n’était pas suffisante à l’époque pour aller bien profond.
Le puits du Ravin (extraction) est foncé dès 1804 et Peyrotte (épuisement) en 1805. En 1846, le puits Ravin 1 est doté d’un criblage. En 1855, le site est victime d’une catastrophe à cause de l’explosion de la machine à vapeur. 5 personnes décèdent.
En 1819, est mis en service la fosse Castillan Châtaignier. Elle cesse de fonctionner en 1824. Elle récupère la machine à vapeur de la fosse du côteau. Après 1824, la fosse sert à l’aérage.
La fosse des acacias est foncée en 1828, elle est aussi équipée d’une machine à vapeur de 25 Ch dès 1838.
En 1828, une descendrie, appelée Galerie des Caves est aménagée. D’une section de 3 m de haut sur 3 m de large, elle permet d’une part l’aérage des travaux de Ravin 1 mais aussi la descente du personnel. Un ventilateur de 25 Ch est installé en 1846. Les berlines vides ou pleines circulaient dans cette galerie. Des fours à coke sont construits juste en face de la galerie en 1836.
Le premier puits de la Grillatié 1 est foncé de 1833 à 1839

Le siège de la Grillatié en 1900
Article sur les puits de la Grillatié en suivant le lien ci-dessous.
https://apphim.fr/articles.php?lng=fr&pg=1031&mnuid=1136&tconfig=0#z2
Le puits Sainte Barbe est foncé en 1846. C’est un puits moderne équipé d’une machine à vapeur de 60 Ch, d’un lavoir et d’un triage. Une cokerie est construite en 1855 en face de la fosse. Le puits atteint 290 m en 1874.

Le puits Sainte Barbe

La cokerie et le puits Sainte Barbe
La galerie Saint Roch est une decendrie est aménagée dans les années 1850 pour relever les wagons issus de la fosse Ravin.
Le puits du Ravin 2 est foncé en 1859, plus au nord. Il possède lui-aussi une machine à vapeur.
Le puits N°9 de l’Atelier (1864) est une reprise de l’ancien puits Cros Foll. Il sert principalement à l’aérage et de passage entre les puits Sainte Barbe, Grillatié et Acacias.
On fonce le puits Fongrande de 1864 à 1867, sans succès, car les travaux sont rapidement envahis par les eaux.
Après 1864, deux autres galeries : Galerie des Bois ou de Vendeilles (1874) et la Galerie Ravin 2 sont aménagées pour l’aérage des travaux du fond.
En 1976, la compagnie exploitante prend le nom de Société des Mines de Carmaux (SMC)
Les puits de la Grillatié permettant de reconnaître le gisement vers le sud, celui-ci étant très prometteur, La Compagnie décide de foncer deux nouveaux puits La Tronquié (1 & 2) dès 1878.

Le siège de la Tronquié en 1900
Article complet sur le siège de La Tronquié en cliquant sur le lien ci-dessous.
https://apphim.fr/articles.php?lng=fr&pg=1048&mnuid=1136&tconfig=0#z2
Mais dans le Bassin Carmausin, il est nécessaire de remblayer les couches exploitées surtout qu’elles se situent sous la ville de Carmaux. Un puits spécial, utilisé pour l’aérage et le remblai, le puits Lendrevié, est foncé en 1883, de 110 m de profondeur, à l’emplacement de l’école des mineurs. La fendue de Lendrevié complètera l’ensemble quelques années plus tard. Le puits Vaysse est foncé en 1892.
L’extension du bassin vers le Sud permet le fonçage des puits Sainte Marie (1 en 1993 et 2 en 1898).

Le siège de Sainte Marie vers 1910
Article complet sur le siège de Sainte Marie en cliquant sur le lien ci-dessous.
https://apphim.fr/articles.php?lng=fr&pg=1059&mnuid=1136&tconfig=0#z2
Le siège Cagnac est découvert en 1881 par la Société des Mines d’Albi. 3 puits seront mis en service le puits 1 (1887), le puits 2 dit Camp-Grand (1890) et le puits 3 dit La Gare (1900).
Article sur les puits 1, 2 et 3 de Cagnac en suivant le lien ci-dessous.
https://apphim.fr/articles.php?lng=fr&pg=1061&mnuid=1136&tconfig=0#z2
D’autres puits seront mis en service :
L’Imbertarié en 1917 qui a servi pour l’aérage des puits Grillatié,
Lentin en 1921 qui a servi pour l’aérage des puits Sainte Marie,

Le puits Lentin dans les années 70-80
Bruyères en 1922 qui a servi de retour d’air pour le siège de la Tronquié et les puits Sainte Marie
De Blaye en 1924 qui a servi de retour d’air pour le siège de la Tronquié et les puits Sainte Marie.
En 1918, la SMC devient une société anonyme. En 1932, elle met en service un gigantesque bâtiment le CPC (Centre de Préparation du Charbon). Il est situé entre le siège de la Grillatié et celui de la Tronquié. C’est un immense lavoir-criblage central qui remplace ceux de tous les sites en exploitation. Il est encore à l’abandon en 2022.
Les mines sont nationalisées en 1946 et l’extraction souterraine se poursuit jusqu’en 1987 à La Tronquié. La découverte de Sainte Marie prend le relais jusqu’en 1997.
Jean-Louis HUOT pour l’APPHIM
Sources : Association Histoire des Mines du Carmausin-Mineurs de fond Carmaux Albi Kowalik GUIOLLARD